Dernère publication
Le 15 janvier 2019, la Chambre de première instance I de la Cour pénale internationale ( CPI) a acquitté Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé de toutes les charges de crimes contre l’humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011, et a ordonné leur mise en liberté immédiate. Quelle est la suite des évènements ?
L’audience a été aussitôt suspendue après la décision prise par deux juges sur trois. Elle reprend le mercredi 16 janvier après 10h pour permettre de savoir si l’ex président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien ministre, Charles Blé Goudé sont libres définitivement ou pas, puisque le Procureur pourrait demander que M. Gbagbo et/ou M. Blé Goudé soient maintenus en détention pour des raisons exceptionnelles.
« Je ne vois pas comment le procureur peut à nouveau convaincre les juges ? Avec quel élément nouveau en seulement 24 heures, va-t-il constituer ce nouveau recours là où après 7 ans de procès et 82 témoins à charges, les juges ont jugé inutile que la défense présente ses éléments de preuves à décharges, jugeant d’ores et déjà trop faible le document contenant les charges du procureur ? Je crois enfin, que le procureur compte faire une sortie honorable et il ne voudrait pas le faire dans la précipitation. Cela le discréditerait encore plus », explique pourtant François Guina, porte parole adjoint du Cojep, le parti de Charles Blé Goudé.
Interrogé sur la destination de son mentor après sa libération, il répond : « Il faut d’abord régler la question de leur sécurité une fois au pays. La Constitution interdit qu’un ivoirien soit réfugié. Le pouvoir d’Abidjan a donc le devoir de réunir toutes les conditions de leur retour au pays. Mais en attendant, ils resteront en Belgique où les dispositions ont été déjà prises ».
Philippe Kouhon




