Dernère publication
Réunie en Assemblée générale extraordinaire, le jeudi 21 février 2019 à la Bourse du Travail à Treichville, la Mutuelle générale des fonctionnaires et agents de l’État de Côte d’Ivoire (Mugefci) a rejeté le nouveau régime complémentaire qui sera arrimé au programme de la Couverture maladie universelle (Cmu).
Pour les délégués venus des régions du pays, cette nouvelle formule que souhaite le gouvernement, présente des inconvénients. Ils estiment qu’elle est coûteuse, et ne prend plus en compte le traitement des pathologies graves et traitements lourds. Ils considèrent cela comme une réduction de leur niveau de prise en charge. « Les mutualistes ont rejeté ce régime complémentaire, parce que malheureusement, certains axes qui étaient pris en charge ne le seront plus dans le cadre de cette arrimage avec la Cmu. Ils ont souhaité que la prise en charge, à défaut d’être optimum, restent au moins en l’état », a expliqué Mesmin Comoé, le PCA de la Mugefci.
« Avec ce régime, l’État nous demande d’utiliser nos cotisations actuelles, qui sont de 3% du salaire de base plafonné à l’indice 1000, donc, qui varient entre 50 f et 7004 f CFA maximum le mois, pour assurer les deux régimes. À savoir, la Couverture maladie universelle (Cmu) et payer une complémentaire obligatoire à la Couverture maladie universelle. (…) Mais, la Cmu, qui est importante, est basique. Elle ne prendra en compte que les traitements de base et seulement dans les hôpitaux publics, en suivant un certain parcours de soins. De sorte que les traitements les plus chers, c’est-à-dire les maladies chroniques, ne sont pas pris en charge par la Cmu. Et là où la Cmu n’arrive pas, la Mugefci devrait y aller. Hors, les ressources qui vont nous rester ne pourront pas suffir pour couvrir l’ensemble des pathologies qui vont nous rester. Et si nous ne prenons garde, tous ceux qui sont sous traitement anti-cancerreux, anti-hépatite, etc, nous ne pourrons malheureusement pas y faire face. Ce qui explique le refus de ce régime complémentaire», a-t-il ajouté.
Les délégués ont demandé aux responsables de la Mugefci de faire en sorte que le contenu de ce régime complémentaire obligatoire soit revu. Il ont ont aussi chargé Mesmin Comoé et ses collaborateurs d’interpeller l’État pour un accroissement de ressources, afin de maintenir à un niveau acceptable, les prestations de la Mugefci.
J-H K




