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Une mobilisation d’envergure contre les violences basées sur le genre (VBG) se prepare pour le 15 août 2026. Il s’agit de la grande conférence ouverte (GCO). La conférence de presse de lancement des activités a eu lieu le jeudi 09 avril 2026 au siège du conseil national des droits de l’homme (CNDH) à Abidjan Cocody avec pour objectif : éveiller les consciences et renforcer les actions contre ce fléau qui fragilise la société ivoirienne.
À l’initiative de la coach Mada Sangaré, cette rencontre se veut une action sociale concrète. L’initiatrice a présenté son combat comme une mission guidée par la foi, orientée vers l’impact humain plutôt que la quête de profit. Elle a insisté sur la nécessité de briser les tabous au sein des familles, où persistent des réalités souvent tues telles que les violences, les abus, les troubles psychologiques ou encore les injustices sociales.
Pour elle, l’organisation de cet événement, bien que payant, répond à des impératifs de sécurité et de structuration, avec l’appui d’institutions comme le ministère de la Femme et le Conseil national des droits de l’homme (CNDH). L’ambition est claire : créer un effet multiplicateur en sensibilisant un public capable de relayer les messages dans son environnement.
Illustrant ses propos par des cas concrets tentatives de suicide, addictions, violences conjugales ou rejet de personnes vulnérables Mada Sangaré a mis en lumière l’ampleur de la détresse sociale et le déficit de prise en charge. Elle a toutefois reconnu les limites de son action individuelle, appelant à une synergie renforcée entre institutions et partenaires.
Dans la même dynamique, Georgette Zamblé, chargée des VBG au ministère de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a lancé un appel à la mobilisation collective. Elle a rappelé que les VBG constituent une priorité nationale, à la croisée des enjeux de droits humains, de développement et de cohésion sociale.
Malgré les progrès enregistrés, notamment le renforcement du cadre juridique et la mise en place de dispositifs d’accompagnement des victimes, la situation reste préoccupante. Plus de 10 000 cas ont été recensés en 2025, un chiffre en deçà de la réalité en raison du silence persistant des victimes.
Face à cela, la stratégie nationale s’articule autour de trois axes majeurs : prévenir à travers la sensibilisation et le changement des normes sociales, protéger via une prise en charge globale des victimes, et dénoncer afin de briser le silence et garantir l’application de la loi. Des approches innovantes, telles que l’utilisation de l’art et du dialogue communautaire, sont également encouragées pour toucher un public plus large.
De son côté, la vice-présidente du CNDH, Marie-Paule Kodjo, a salué la tenue de cette initiative, rappelant l’engagement constant de son institution dans la lutte contre toutes les formes de violences, qu’elles soient sexuelles, physiques, psychologiques ou économiques. Elle a mis en avant l’importance de mécanismes concrets pour accompagner les victimes et prévenir ces actes
Olivier Dion avec Gérard Batoua





