L’affaire Coach Mehdi : Nayanka Bell révèle : « Il a abusé de moi »

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« Il a abusé des filles, comme il a abusé de moi », a déclaré Nayanka Bell, citée dans l’affaire du coach Mehdi accusé d’abus sexuel par plusieurs filles. Dans cet entretien réalisé le 23 avril 2026, la belle chanteuse de 63 ans, très remontée contre Mehdi, explique les raisons.

Accusé de viol et d’agression sexuelle par plusieurs femmes, l’artiste chanteur Mehdi, reconverti en coach, est aux mains de la police, selon l’un de ses proches. Également connu sous le pseudonyme Blackstone, il est visé par des accusations d’agressions et viols par ces dernières.

Surnommé “Coach Mehdi” et actif sur Tik-tok, il se présentait pourtant comme un défenseur des femmes à chacune de ses sorties sur les réseaux et les plateaux télé, avant d’être accusé par plusieurs d’entre elles, d’attouchements et de violences sexuelles.
Plus d’une centaine de ses victimes présumées ont décidé de jeter le voile et de s’exprimer publiquement sur le sujet, aussi bien via les réseaux sociaux que dans les médias traditionnels. Alors qu’il bénéficie de la présomption d’innocence, il appartient à la justice de confirmer ou pas les accusations. Ci dessous, la part de vérité
de Nayanka Bell.

Vous avez fait une sortie sur votre page Facebook concernant cette affaire de viol présumé dont est accusé Coach Mehdi par plusieurs jeunes filles. Vous êtes même citée et soupçonnée de complicité. De quoi s’agit-il ?

Ce jeune, je l’ai foutu à la porte d’un studio dans lequel il m’avait demandé gentiment de l’héberger. Il était à la rue et voulait que je l’aide. Enfin, je vais tout vous raconter, en disant comment ce jeune m’a rencontré.

D’accord, allez-y ?

Un jour, j’étais au marché et j’ai rencontré ce jeune venu faire ses tatouages. C’est là que j’ai appris qu’il était un artiste, et nous avons échangé les numéros. Quelque temps après, il est arrivé chez moi, vers mon hôtel dans sa petite voiture qui contenait ses affaires personnelles. On sentait qu’il se cherchait vraiment. Il m’a appelé, il m’a dit : « maman, je voudrais te voir. Je veux te parler ». Quand je suis venue vers lui, il m’a dit qu’il avait été foutu à la porte et qu’il ne savait où aller. Est-ce que je pourrais l’héberger pendant un mois, le temps qu’il trouve quelque chose, une maison,a-t-il demandé ? Je suis tout de même une mère de famille et mon cœur de maman a parlé. Je lui ai dit ok. On l’a installé dans un deux pièces. Heureusement, je n’étais pas seul. J’ai l’habitude d’aider des personnes dans le besoin. C’est ainsi que j’ai hébergé ce gosse. Ça fait maintenant quatre à cinq ans, peut-être. Je ne sais pas si vous vous souvenez du temps où il est passé sur les réseaux sociaux pour me salir : parler méchamment de moi, dire qu’il fallait qu’on me mette en prison, que j’étais une mauvaise personne, que j’ai volé les terres des villageois… Il était un influenceur, je crois. Mais quand je l’ai connu, il ne l’était pas. C’est également après que j’ai découvert ce qu’on est en train de dire de lui. Un mois, deux mois, trois mois passent et rien ! Il était serviable. C’est après que j’ai découvert qu’il était un manipulateur. Il a abusé des filles, comme il a abusé de moi. Mes enfants m’ont dit : « maman, méfie-toi, parce que, on ne le sent pas ». Et je leur demandais d’arrêter de dire ça.

Vous dites qu’il a abusé des filles, comme il a abusé de vous. Pouvez-vous être plus claire ?

 

J’espère que vous avez vu ce qu’il a fait. Et jusqu’au quatrième mois, il ne partait toujours pas de l’appartement. J’étais en train de faire mon album « Seïzo » dans mon propre studio, quand il est venu avec sa femme qui est une jolie et magnifique fille. Et j’étais contente de la voir avec leur enfant. Il a même fait Tik-Tok avec moi qui a fait plusieurs vues en moins de quelques minutes. Moi, je ne connais pas tout ça. Naïvement, j’ai laissé utiliser mon image par ce gosse pensant qu’il était sain d’esprit. Il m’a plus tard raconté ses problèmes dans la vie et les problèmes qu’il avait avec la mère de son enfant. Je ne rentrerais pas dans les détails. Mais je commence à comprendre qu’il fabule sur les gens. Il les fait passer pour ce qu’ils ne sont pas. (…) Au-delà de quatre à cinq mois, mon personnel m’apprend qu’il est malade. Il avait les pieds qui s’enflaient. J’ai donc demandé le numéro de téléphone de sa mère que j’ai aussitôt informé, en me proposant de prendre ses soins en charge. Il ne voulait plus partir de chez moi. Alors que je ne voulais pas prendre de responsabilité au cas où il lui arrivait quelque chose. Pour qu’on ne le voit pas, il sortait et rentrait tard. Exténuée, j’ai demandé à mon personnel de le faire partir parce que chez moi, c’est un hôtel et non un domicile. (…) Quand il est parti, il est allé chez Akane où il est allé me salir. Il est également parti de chez Aklane dans les mêmes conditions. Il a aussi abusé d’Aklane, avec une escroquerie qu’il a fait au client de cette dernière. Elle m’a appelé pour me le dire. Il a abusé de moi, il a abusé d’Aklane et il a abusé de l’une de mes clientes qui est à San-Pedro.

 

Justement dans l’affaire qui nous concerne, il y a certaines victimes présumées qui disent que vous les avez appelées, en vous faisant passer pour la mère de ce dernier pour leur demander de régler ce dossier en famille ?

 

Je ne crois pas que ces filles m’aient eu au téléphone. Parce que depuis quatre à cinq ans, je n’ai plus de nouvelles de ce jeune homme. Mais le pire, c’est qu’il est passé sur les réseaux sociaux en tant qu’influenceur pour me maudire, me salir, m’insulter… jusqu’à souhaiter ma mort. Et que je méritais la prison dans mon affaire de terrain. Donc à quel moment, ces filles pensent que moi, après avoir été abusée et souffert comme je l’ai été, je peux le soutenir dans ses bêtises. Il a arrêté de me salir sur les réseaux sociaux parce qu’il a été menacé par une connaissance qui connaissait un membre de sa famille. C’est à partir de là qu’il a supprimé toutes les vidéos me concernant. Pensez-vous donc que j’ai le temps avec mes affaires de forêt, de procès, des histoires de mon hôtel, des impôts de ceci cela, de m’occuper d’histoire de fesses de ce mec-là. Est-ce que ça me ressemble ? Suis-je devenue standardiste ? Cela ne me ressemble pas. Tout le monde sait que je suis une femme d’affaires dans ce pays-là. D’ailleurs, je n’ai même plus le temps d’aller chanter ou de faire quoi que ce soit. Vous pensez que c’est avec celui-là que moi, je vais aller m’amuser avec des gamines. C’est un monsieur qui fait du mal à ceux qu’il a rencontré, ceux qui l’ont aidé. Ceux qui lui ont rendu service. Et je regrette pour ces petites filles qui ont été vraiment très imprudentes. Parce que ce n’est pas parce qu’une femme vous appelle au téléphone que vous allez tomber dans le panneau. D’ailleurs, je préviens toutes les filles. Le téléphone n’est pas quelque chose de sûre parce que c’est avec le téléphone qu’on peut tromper beaucoup de personnes. Et faire du mal à des personnes. Nous, les artistes, sommes des personnalités exposées. Quand on nous demande de prendre des photos, si on dit non, on dit qu’on est méchant. Regardez comment ce n’est même pas possible. Est-ce à dire que chacune des plaignantes aurait entendu ma voix. Aurait entendu la même voix qui dit que c’est mon fils. On était tout le temps ensemble alors. En tant que maman, je suis en colère face à cette situation. Nous les artistes, nous sommes généralement des gens très généreux. Nous sommes des grands enfants. Nous ne sommes ni naïfs, ni bêtes. Et le champion de cette générosité-là, peut-être avant moi, c’est Lougah François. Il a été aussi généreux avec moi lorsque j’étais toute jeune et je suis arrivée en France. Je devais aller enregistrer « Iwassado ». Je passais à Alésia quand il m’a vu. On a passé toute la journée ensemble. Il m’a donné à manger. Et m’a donné de l’argent, avant même que je ne rentre chez moi. C’est ce que je fais aussi. Souvent, on le tourne en dérision pour dire « c’est la vie de Lougah ». Non, ce n’est pas la vie de Lougah, c’est sa générosité là que je veux suivre. Les gens font peur aujourd’hui, alors je demande à nos filles de faire très attention. Moi, je crois au karma. J’ai failli mourir et je suis revenue à la vie. Donc je sais qu’il faut respecter les gens. C’est cela mon église. Mais ce que ce jeune-homme m’a fait, c’est ce qu’il est en train de payer. Parce qu’une mère comme moi ne peut pas rendre service autant à ce jeune-homme et être remerciée de la sorte.

Claude Dassé

 

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