Yamoussoukro : Vers un prix annuel pour les artistes

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 Une prestation de la danse traditionnelle Goly du village-quartier Kami de Yamoussoukro

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À l’occasion des Journées internationales combinées de la danse et du théâtre, le ministre, gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, Augustin Thiam, a annoncé la création prochaine d’un prix annuel destiné à distinguer les meilleurs artistes ivoiriens.

L’événement, co-organisé avec la direction régionale de la Culture et de la Francophonie du Bélier, s’est tenu le mercredi 29 avril 2026 au foyer des jeunes de Morofé, en présence des autorités coutumières, religieuses , administratives, d’acteurs culturels et de nombreux jeunes.

Dans son adresse, le ministre Augustin Thiam a affiché son ambition de repositionner la culture au cœur de l’action publique locale. Après avoir longtemps privilégié les infrastructures, il entend désormais consacrer les années à venir au développement culturel. « La danse et le théâtre sont des facteurs de cohésion sociale. Nous voulons leur donner toute la place qu’ils méritent », a-t-il déclaré.

Le ministre, gouverneur a ainsi annoncé la mise en place d’une distinction annuelle, baptisée « Bélier d’or » ou « Boigny d’or », qui récompensera les talents dans les différentes disciplines artistiques. Cette initiative vise à valoriser durablement les créateurs ivoiriens, souvent primés puis oubliés. « Il s’agit d’inscrire ces récompenses dans la durée et d’en faire un rendez-vous culturel majeur à Yamoussoukro », a-t-il précisé.

Par ailleurs ,  Augustin Thiam a évoqué le projet de transformation de la résidence du premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny, en musée. Une démarche qu’il juge essentielle pour préserver la mémoire nationale, notamment auprès d’une jeunesse majoritairement âgée de moins de 35 ans. Il a également plaidé pour l’intégration de la danse et du théâtre dans les programmes scolaires, au même titre que les disciplines académiques classiques.

Intervenant à son tour, le préfet de région, préfet de Yamoussoukro, Coulibaly Gando, a salué l’engagement personnel du ministre, gouverneur dans la promotion des arts. Il a insisté sur l’importance de la culture comme socle identitaire, mettant en garde contre la disparition progressive des danses traditionnelles dans les villages. « La culture est l’âme des peuples. Si elle disparaît, c’est une partie de notre identité qui s’efface », a-t-il averti, appelant à une mobilisation des cadres et des chefs traditionnels.

De son côté, le directeur régional de la Culture et de la Francophonie du Bélier, Koffi Marck Jolsen, a souligné le rôle fondamental des arts vivants dans l’éducation, la transmission des valeurs et la cohésion sociale. Il a rappelé que la danse et le théâtre constituent des vecteurs d’expression, d’éveil citoyen et de paix.

La célébration a été marquée par des prestations de danses traditionnelles et modernes, des représentations théâtrales axées sur le vivre-ensemble, ainsi que des ateliers de formation portant sur la chorégraphie et la mise en scène. Autant d’activités qui ont confirmé la vitalité de la scène culturelle locale et l’intérêt croissant des jeunes pour les métiers artistiques.

Harry Diallo, depuis Yamoussoukro

 

 

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