
Dernère publication
La Côte d’Ivoire veut renforcer sa riposte contre l’orpaillage illégal. Au terme de deux jours de travaux, les 4 et 5 septembre 2026 à Yamoussoukro, consacrés à la concertation et à l’harmonisation des mécanismes de lutte contre ce phénomène, le ministre, directeur de cabinet du Président de la République et secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité (CNS), Fidèle Sarassoro, a appelé à une nouvelle approche fondée sur l’anticipation, la coordination et une dissuasion accrue.
« Les résultats obtenus depuis 2021 sont réels », a reconnu le secrétaire exécutif du CNS, citant plus de 1 000 sites déguerpis et 4 474 individus déférés, ainsi que d’importantes saisies d’or, d’espèces et d’équipements lourds. Ces résultats, a-t-il souligné, « honorent le courage et le professionnalisme de nos Forces de Défense et de Sécurité et de l’ensemble des services mobilisés ».
Mais le phénomène persiste. « Les sites se recolonisent, les réseaux se reconstituent », a relevé Fidèle Sarassoro, estimant que « l’approche purement réactive a montré ses limites ». Il préconise désormais « une logique de contrôle permanent du territoire, de coordination renforcée et de dissuasion globale ».
Quatre priorités
La nouvelle stratégie repose notamment sur le renforcement du renseignement, de la surveillance et de l’alerte, à travers la cartographie dynamique, l’imagerie satellitaire et les drones. Elle prévoit également une meilleure coordination territoriale sous l’autorité des préfets, avec un « cadre unifié » réunissant administrations, forces de sécurité, élus et autorités traditionnelles.
Le CNS entend aussi s’attaquer aux réseaux financiers. « L’orpaillage illégal ne doit plus être rentable », a martelé Fidèle Sarassoro, appelant à remonter toute la chaîne de responsabilité, du simple exécutant au financeur, avec un recours accru à la saisie et à la confiscation des biens.
Pour terminer, il a insisté sur la mobilisation des communautés et des acteurs locaux. Pour lui, l’objectif est de passer d’interventions ponctuelles à un « contrôle durable du territoire », afin de préserver les terres, les cours d’eau et les forêts.
Harry Diallo
AFRIKIPRESSE
https://afrikipresse.com/lintelligentpdf/bUyoC7CpfwxIWZQhYjvt
PAYMALLCI
https://paymallci.com/go/GZLM
PRESSECOTEDIVOIRE
https://www.pressecotedivoire.fr/titrologie/all
ABIDJANNET
https://news.abidjan.net/titrologie
Commentaire




