Littérature:Les  violences faites aux femmes  dénoncées dans ‘’Chronique d’une vie brisée’’

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 La première de couverture du roman « Chronique d’une vie brisée » (Photo : IA)

Dernère publication

À travers le destin bouleversé d’Octavie, héroïne de ‘’Chronique d’une vie brisée’’, Kadio Nestor Angaman met en lumière l’excision, les violences sexuelles, le mariage forcé et le VIH/sida. Un récit qui se veut aussi un plaidoyer pour la dignité, la liberté et la résilience.

Les violences faites aux femmes et plusieurs fléaux sociaux sont au cœur de ‘’Chronique d’une vie brisée’’, roman de 110 pages dans lequel Kadio Nestor Angaman raconte le parcours douloureux d’Octavie, une jeune femme confrontée très tôt à une succession d’épreuves.

Issue d’une famille aisée, Octavie voit son avenir bouleversé par la mort accidentelle de son père, puis celle de sa mère. Privée de ressources et sans domicile, elle se retrouve dans la rue. Elle y subit une agression sexuelle commise par deux hommes et est retrouvée inconsciente avant d’être admise au CHU.

À l’hôpital, elle est recueillie par M. et Mme Fanny, qui décident de l’adopter. Mais son répit sera de courte durée. Des années plus tard, conformément aux traditions auxquelles Mme Fanny entend se conformer, Octavie est destinée à épouser un homme âgé, qui doit en faire sa troisième épouse. Avant le mariage, elle est excisée contre son gré après avoir été droguée.

Refusant ce mariage forcé, Octavie s’enfuit et retrouve l’un des enfants autrefois adoptés par son père. Grâce à lui, elle reprend ses études et obtient une licence en lettres modernes, avant d’intégrer l’École normale supérieure. Elle en sort comme professeure de français.

Au cours de son année de stage, elle rencontre Brice Bertrand, professeur de philosophie, qui souhaite l’épouser. Mais le soir de leur mariage, lorsqu’Octavie lui révèle qu’elle a subi une excision, son époux refuse de consommer le mariage et l’abandonne à l’hôtel.

Plus tard, Octavie rencontre Max, qui souhaite également l’épouser. Leur projet est compromis lorsqu’un dépistage révèle que Max vit avec le VIH. Le mariage est alors annulé, malgré une cérémonie de dot déjà organisée.

À travers ce parcours, l’auteur interroge le poids des violences et des normes sociales sur la vie des femmes, tout en mettant en avant leur capacité à se reconstruire.

Ancien instituteur et aujourd’hui conseiller d’éducation permanente, Kadio Nestor Angaman inscrit ainsi son œuvre dans une démarche de sensibilisation autour de la dignité, de l’autonomie et de la résilience.

La couverture du roman, à dominante rouge et marron, représente une jeune femme se tenant la tête entre les mains, avec, à ses côtés, deux lames plongées dans une mare de sang.

Mamadou Ouattara

AFRIKIPRESSE

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