Filière CAFÉ-CACAO : Amani Gervais plaide pour une meilleure rémunération des producteurs

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La Fédération des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (FEDECAFECACAO) entend renforcer la représentation des producteurs et contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Lors de la présentation officielle de la structure, le mercredi 30 septembre 2026, à Yamoussoukro, son président, Amani Assié Gervais, a présenté les principaux objectifs et projets de cette nouvelle organisation.

Selon lui, la FEDECAFECACAO se veut une organisation faîtière regroupant les organisations professionnelles du secteur. « La FEDECAFECACAO n’est pas un syndicat », a-t-il précisé, ajoutant qu’elle ne vient « pas se substituer au Conseil café-cacao, aux coopératives ou aux exportateurs ». Elle entend plutôt constituer « l’épine dorsale de la représentation des producteurs » et une « force de propositions techniques » au service des producteurs et des pouvoirs publics.

Amani Assié Gervais a particulièrement insisté sur la situation économique des producteurs. « Il faut qu’on retourne ça à l’envers », a-t-il lancé, estimant qu’il faut sortir de la logique du « brave producteur » pour faire émerger « des riches producteurs ». Il appelle également à privilégier la qualité. « On doit quitter l’échelle du premier producteur quantitativement au premier producteur qualitativement », a-t-il fait savoir, plaidant pour une labellisation du cacao ivoirien permettant aux producteurs d’obtenir des primes de qualité.

La question des stocks de cacao a également occupé une place importante dans son intervention. Saluant la réouverture du dossier par le Conseil café-cacao, il a annoncé que la fédération entend apporter son expertise aux autorités compétentes. « Nous allons faire en sorte que ce problème-là, avant la fin de ce mois, soit réglé », a-t-il affirmé.

La FEDECAFECACAO prévoit par ailleurs la création d’une microfinance agricole, d’un fonds de prévoyance sociale, de mécanismes de soutien aux cultures vivrières, de programmes de régénération des plantations et de bourses pour les enfants de producteurs. Elle ambitionne également de favoriser la participation des producteurs aux entreprises de transformation afin qu’ils puissent « monter le plus loin possible dans la chaîne de valeur ».

Pour Amani Gervais, cette transformation doit permettre au producteur de ne plus être uniquement un fournisseur de fèves, mais également un acteur de la création de valeur dans la filière.

Harry Diallo,  depuis Yamoussoukro 

 

 

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