25 ans après: COMMENT LE FER VEUT CHANGER

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25 ans du Fonds d’entretien routier (FER) et de l’Agence de gestion des routes (Ageroute) photo DR

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Face à des besoins annuels d’entretien estimés à 300 milliards FCFA, contre 119 milliards de ressources mobilisées, le Fonds d’entretien routier (FER) envisage un modèle de troisième génération. La diversification des financements et l’accès au marché financier régional sont au cœur des réflexions engagées lors de son 25e anniversaire.
La Côte d’Ivoire veut franchir une nouvelle étape dans le financement de son réseau routier. À l’occasion des 25 ans du Fonds d’entretien routier (FER) et de l’Agence de gestion des routes (Ageroute), les acteurs du secteur ont plaidé pour un modèle de financement plus autonome, capable de répondre durablement aux besoins d’entretien des infrastructures.
Réunis jeudi 5 novembre 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, à Cocody, autour du thème « Financer nos routes : quels regards sur le bilan et l’avenir ? », les intervenants ont notamment évoqué la diversification des ressources, le renforcement des capacités financières du FER et une meilleure implication des petites et moyennes entreprises (PME).
La directrice générale du FER, Annick Tohé Lasmel, a rappelé le chemin parcouru depuis 2001, lorsque l’entretien routier dépendait essentiellement d’allocations budgétaires insuffisantes. Les nouvelles ressources, les levées de fonds et le développement des péages ont progressivement renforcé les capacités de l’institution. Le pays compte désormais 19 postes de péage, contre quatre à l’origine.
Pour elle, l’heure est venue de passer à un fonds de troisième génération, moins dépendant des affectations budgétaires. « Ma vision aujourd’hui, c’est vraiment qu’on ne se limite plus à vouloir des affectations budgétaires […] Il faut qu’on puisse être vraiment indépendant », a-t-elle déclaré, évoquant notamment le recours au marché financier régional.
L’urgence est aussi financière. Seydou Bamba, directeur général du Portefeuille de l’État, a estimé les besoins annuels d’entretien à 300 milliards FCFA, contre environ 119 milliards de ressources mobilisées, notamment grâce à la taxe spéciale sur les produits pétroliers.
II n’a pas précisé la période . Il a juste donné les chiffres, sans vouloir rentrer, selon lui, dans le fétichisme des chiffres.
Marc Guini, directeur général adjoint chargé du développement commercial à Bridge Group West Africa, a, pour sa part, insisté sur l’amélioration du modèle économique du FER, la planification des travaux et l’accompagnement des PME locales.
À l’ouverture de la cérémonie officielle, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, représentant le Premier ministre Robert Beugré Mambé, a fixé quatre priorités : garantir un financement régulier de l’entretien routier, lutter contre la surcharge des véhicules, adapter les infrastructures au changement climatique et renforcer la participation des PME et des jeunes à la commande publique.
Saluant les résultats des deux structures créées le 19 septembre 2001, il a rappelé que la route bitumée est désormais une exigence de développement et de désenclavement.
Le ministre des Infrastructures et de l’Entretien routier, Hien Yacouba Sié, a réaffirmé l’engagement de sa tutelle à accompagner le FER et l’Ageroute. La ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, Mariatou Koné, a, elle aussi, appelé à poursuivre les réformes en matière de soutenabilité financière, d’efficience et de gouvernance.
Olivier Dion

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