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La cybersécurité, la formation des compétences et le développement des infrastructures numériques ont été au centre de la première édition de « Orange Cyber Connect », organisée le jeudi 5 novembre 2026 à Abidjan, sous le thème : « Penser comme un hacker à l’ère de l’IA ».
Cette rencontre a réuni des acteurs du secteur du numérique autour des enjeux de sécurisation des systèmes d’information dans un contexte d’accélération de la transformation digitale et de l’intelligence artificielle.
La cybersécurité ne constitue plus une préoccupation réservée aux grandes entreprises. C’est le constat fait par Gertrude Koné Douyéré, présidente de l’Union nationale des entreprises de télécommunications (UNETEL). Selon elle, les besoins en matière de protection numérique se sont considérablement élargis, notamment depuis la crise de la Covid-19, qui a accéléré la digitalisation des activités et le recours au travail en ligne.
Elle a toutefois relevé que le facteur humain demeure le maillon le plus sensible des dispositifs de sécurité. Elle a également salué les investissements des opérateurs télécoms, dans la mise en place de structures spécialisées en cybersécurité.
Pour Mamadou Coulibaly, président du Conseil de surveillance d’Orange Cloud & Cyber Solutions, la sécurité est indissociable de l’innovation. « La confiance ne se décrète pas, elle se construit », a-t-il souligné, estimant que la cybersécurité constitue un socle indispensable à l’adoption des innovations numériques. Il a souligné que le rapport Comcast 2026 fait état de 2 500 tentatives de cyberattaques par seconde dans le monde. En Afrique, les organisations ont subi en moyenne plus de 3 200 attaques par semaine au premier trimestre 2025, soit 72 % au-dessus de la moyenne mondiale, selon les données fournies par Check Point Research.
Abordant les enjeux de l’intelligence artificielle, Charles Kié a insisté sur la nécessité d’anticiper les investissements en infrastructures et en capital humain. « Les gagnants de l’intelligence artificielle sont ceux qui ont investi il y a déjà une bonne dizaine d’années », a-t-il fait observer.
De son côté, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), le général Guelpétchin Ouattara, a mis l’accent sur la formation et la certification des professionnels. Il a annoncé que 500 experts devraient être certifiés en 2026, contre 400 actuellement.
Cette démarche vise à renforcer la crédibilité des prestataires de cybersécurité et à garantir aux entreprises des services fiables de détection, d’audit et de réponse aux incidents. Il a également insisté sur l’éducation des jeunes aux aspects légaux et aux responsabilités liés à l’utilisation du numérique.
Olivier Dion




