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Plusieurs femmes du grand marché d’Agboville ont pris part, mardi 10 mars 2026, à une séance de sensibilisation consacrée à l’endométriose, une pathologie encore largement méconnue. L’initiative est de l’ONG Endo Woman Afrika, en collaboration avec le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant et l’organisation Equipop, selon une note transmise à la presse.
Cette rencontre, tenue dans le grand marché, visait à aider les femmes et les jeunes filles à mieux comprendre cette maladie, à en reconnaître les manifestations et à adopter les bons réflexes pour une prise en charge précoce. Les questions liées à la santé et à la dignité menstruelle ont également été abordées.
« Nous avons initié cette journée de sensibilisation sur cette pathologie méconnue appelée l’endométriose, qui fait des ravages. Il s’agit d’éclairer les femmes, notamment les jeunes filles en âge de procréer qui ont des règles abondantes accompagnées de fortes douleurs. Souvent, on pense qu’il s’agit simplement de règles douloureuses alors que cela peut être le signe d’une maladie, notamment l’endométriose », a expliqué Assepo Delya Laeticia Gandonou, vice‑présidente de l’ONG.
Elle a également plaidé pour l’intégration de la prise en charge de l’endométriose dans la Couverture maladie universelle (CMU) afin de faciliter l’accès aux soins.
Au cours de la séance, le médecin généraliste Yao Kouakou Justin a présenté la définition de la maladie, ses causes, ses manifestations et ses conséquences. Selon lui, l’endométriose correspond à la dissémination des cellules de l’endomètre — tissu qui tapisse normalement l’intérieur de l’utérus — vers d’autres parties du corps.
« Ces cellules peuvent migrer vers les trompes, la vessie ou les ovaires. Leur évolution est rythmée par les hormones, notamment lors de l’ovulation. C’est pourquoi la maladie concerne uniquement les femmes », a‑t‑il précisé.
Les échanges ont permis aux participantes d’obtenir des éclaircissements sur cette maladie encore peu connue. L’initiative, organisée en marge de la Journée internationale des droits des femmes, a été saluée par Marie Colette N’Gbesso, présidente du vivrier du grand marché d’Agboville.
« Nous ne connaissions pas vraiment cette maladie (…) Nous allons à notre tour sensibiliser nos filles et nos sœurs sur cette question », a‑t‑elle confié.
Olivier Dion avec Gerard Batoua et Sercom





