Dernère publication
Initiée par le label créatif CASE 225, la manifestation a réuni professionnels et passionnés du secteur, avec le soutien de plusieurs partenaires, dont l’Institut français de Côte d’Ivoire, Booya Studios, Kultur, Canyan, Studio Graphik, le Bilili BD Festival du Congo, Précis architecture, A’Print, le Poégnan club, IBHM, Bazart et Futur family.
L’objectif, selon le gérant de CASE 225, Pierre-Olivier Affré allias Polver, est de contribuer à la valorisation des cultures africaines dans la bande dessinée, l’animation et l’illustration. « Nous voulons pallier le manque de représentation des cultures africaines, faire connaître le savoir-faire local et créer des débouchés pour permettre aux artistes de vivre de leur art », a-t-il expliqué, appelant à un soutien accru des institutions et des maisons d’édition.
Pendant trois jours, le festival a proposé un programme riche, comprenant panels, masterclass, projections de courts-métrages, expositions et concours de cosplay. Les échanges ont porté sur des thématiques clés telles que la relation illustrateur-client, les spécificités de la création africaine, le développement des talents et les opportunités du marché.
Au total, 16 courts-métrages ont été projetés, dont Rap Ivoire Suprématie de Booya studios et Make-Up, une comédie inspirée du quotidien des salons de coiffure ivoiriens. Deux nouvelles productions, La Traversée du désert d’Arobase studio et Le Cœur du djembé de Booya Studio, sont annoncées.
Le festival a également servi de vitrine à de jeunes structures innovantes. Le studio MotionToon Studio a présenté L’Ombre du griot, tandis que Poegnan Club a dévoilé un projet de jeu en réalité virtuelle inspiré du lac aux caïmans de Yamoussoukro. D’autres acteurs, comme la boutique Kame House Babi et la maison d’édition Mains ouvertes, ont exposé leurs produits et créations.
La manifestation s’est achevée par un concours de cosplay, avec à la clé des récompenses allant jusqu’à 100 000 FCFA. Les organisateurs ont salué l’appui de l’Institut français de Côte d’Ivoire et son soutien apportés aux initiatives artistiques.
Fort de cette première édition, le comité d’organisation annonce déjà la création de l’Union ADIA, Union des acteurs du domaine, de l’illustration et de l’animation avec l’ambition de structurer davantage le secteur. Environ 200 festivaliers ont pris part à l’événement, dans une ambiance dynamique, laissant entrevoir une deuxième édition prometteuse.
Astrid Chacha
Yahoo Mail : Recherchez, organisez, maîtrisez





