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Trente-trois députés sur les 42 membres de la Commission des relations extérieures (CRE) de l’Assemblée nationale ont adopté à l’unanimité, le 9 avril 2026, trois projets de loi autorisant la ratification d’accords de services aériens. Les textes ont été présentés par Nialé Kaba, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
Ces accords lient la Côte d’Ivoire à la République fédérative du Brésil (accord signé en 2017 à Abidjan), à la République d’Angola (2025 à Luanda) et au Sultanat d’Oman (2025 à Montréal).
Dans son exposé, la ministre d’État Nialé Kaba a rappelé que « la Convention relative à l’aviation civile internationale encourage les États à conclure des accords pour développer le transport aérien, dans le respect des principes de libéralisation, de sécurité et de sûreté ». Elle a précisé que ces textes visent à « renforcer le cadre juridique de la coopération aéronautique », tout en nécessitant l’autorisation du Parlement en raison de leurs implications fiscales et douanières.
Les députés des groupes parlementaires RHDP, PDCI-RDA, Solidarité et Agir ont soutenu ces projets, soulignant leur importance stratégique. Selon Nialé Kaba, « l’autorisation de ratification permettra à la Côte d’Ivoire d’élargir ses dessertes, d’améliorer la connectivité et de faciliter l’accès au fret à des coûts plus compétitifs ».
Elle a ajouté que les autorités ivoiriennes ambitionnent de renforcer le positionnement de l’aéroport international Aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan comme hub sous-régional.
Des retombées économiques et stratégiques
Nialé Kaba a mis en avant des impacts économiques directs : dynamisation des échanges commerciaux, développement du tourisme et amélioration de la mobilité des investisseurs. « L’intensification de la concurrence devrait aussi contribuer à une baisse des prix sur certaines destinations », a-t-elle indiqué.
Elle a également souligné les effets attendus sur l’emploi, avec des opportunités dans le transport aérien et les activités connexes.
Enfin, au-delà des enjeux économiques, ces accords s’inscrivent dans une logique de partenariats ciblés visant à renforcer la coopération internationale de la Côte d’Ivoire.
Olivier Dion





