Boga Sako Gervais, Fidhop : “On ne peut pas bâtir demain sans les droits de l’homme au centre des réflexions”

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Boga Sako Gervais reçoit un pagne de la part de la fesci

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Le mercredi 02 février 2022, à l’Université Félix Houphouët- Boigny d’Abidjan-Cocody, le président de la Fondation ivoirienne pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie Politique (Fidhop) Boga Sako Gervais a été célébré par la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) section Sciences Humaines et Sociales (Shs). Lors d’une conférence qu’il a animée à cette occasion, sur le thème ‘’Droit de l’homme pour une Côte d’Ivoire nouvelle’’, Boga Sako Gervais a dit qu’on ne peut pas bâtir demain sans mettre les droits de l’homme au centre des réflexions.

Pour Boga Sako Gervais, l’avenir ne peut être construit si on ne met pas les droits de l’homme au centre des réflexions. Il a exprimé cela le mercredi 02 février 2022, à l’Université Félix Houphouët- Boigny d’Abidjan-Cocody, lors d’une conférence qu’il animée sur le thème ‘’Droit de l’homme pour une Côte d’Ivoire nouvelle’’.
« Beaucoup ont fait la cour à Guillaume Soro, sachant très bien que le jeune frère est induit en erreur en prenant les armes, mais parce que chacun voulait un poste, on n’a pas regardé à quel niveau il sait arrêter, ni les armes qu’il a prises pourvu qu’il donne un petit poste. Ce type de ministre, je crache là-dessus. Soyons des modèles pour nos jeunes. Depuis 2002, les jeunes se cherchent parce que les vieux eux-mêmes se cherchent dans les partis politiques, dans les arrangements- bidons, ils ont laissé tomber notre patrie. On ne peut pas bâtir demain sans mettre les droits de l’homme au centre des réflexions. Il faut qu’on aille au-delà des critiques ».

« Que chaque professeur à l’université ait ce qu’il lui faut, pour qu’il n’ait pas à devenir un membre d’un cabinet ministériel ou quelque chose d’autre pour avoir un peu d’argent ».

Poursuivant son argumentation, Boga Sako Gervais a loué le mérite de la Fesci : « En Afrique, on n’a pas d’école qui forme des leaders, la Fesci, elle forme des leaders. Quand on frappe un docteur dans la rue parce qu’il demande du travail, comment voulez-vous qu’un étudiant de Licence 1 ait le courage de continuer. Il faut savoir qu’est-ce qui fait la valeur d’un homme, c’est sa science. Vous ne pouvez pas imaginer la fierté que vous aurez à coté d’un ministre nommé par des accointances bizarres ». Il estime que l’université qui est le temple du savoir devrait être le garant de la stabilité d’une nation.
« Les gouvernants devaient pouvoir dégager des enveloppes conséquentes pour que chaque professeur à l’université ait ce qu’il lui faut, pour qu’ils n’ait pas à devenir un membre d’un cabinet ministériel ou quelque chose d’autre pour avoir un peu d’argent », a signifié le président de la Fidhop. Cette journée était placée sous le patronage de Saint Clair Allah, le secrétaire général de la Fesci qui s’est fait représenter par le secrétaire général adjoint 2.

Touré Abdoulaye avec D. Ouattara

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