Buyo: Faye Bachirou appelle à rompre avec l’informalité dans le commerce de l’or

508
Sensibilisation des acteurs du secteur aurifère à Buyo. Photo : DR

Dernère publication

Les localités de Dapéoua et Amanikro, dans le département de Buyo (région de la Nawa), ont accueilli, le 10 avril 2026, une mission de sensibilisation et de structuration du Syndicat des Acheteurs et Vendeurs d’Or et de Diamants de Côte d’Ivoire (SAVOD-CI).
Cette initiative a été marquée par l’installation de points focaux et l’ouverture de sous-bureaux dédiés à l’encadrement des activités du secteur aurifère.
À cette occasion, le vice-président du SAVOD-CI, a lancé un appel à une réforme des pratiques. « Cette rencontre constitue un acte de responsabilité collective », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de structurer davantage le secteur.
S’exprimant au nom du président du syndicat,  il a souligné l’importance économique du commerce de l’or, tout en mettant en garde contre les dérives liées à l’informalité. « Lorsqu’il est bien encadré, le secteur aurifère peut être un véritable moteur de création de richesse. Mais sans organisation ni traçabilité, il engendre des pertes pour l’État », a-t-il indiqué.
Il a exhorté les acteurs à changer de paradigme : « Le temps du fonctionnement approximatif doit céder la place à une organisation rigoureuse et responsable. »
Il a également rappelé que l’intégration dans le formel constitue « une garantie de sécurité, de crédibilité et de pérennité ».
De son côté, la représentante du Directeur général des Mines et de la Géologie, Madame Kouyaté Aïssata, a salué une initiative conforme aux efforts de formalisation du secteur.
Elle a insisté sur le respect des règles, notamment en matière de traçabilité, d’identification des partenaires et de recours aux circuits financiers officiels.
Placée sous la supervision de Kouassi Kouassi Noël, délégué du SAVOD-CI pour la région de la Nawa, cette mission vise à renforcer la structuration de la filière aurifère ivoirienne et à améliorer la collaboration entre les autorités et les acteurs du terrain.
 Beker Yao avec Sercom

Commentaire

PARTAGER