Cavally : l’interview vérité de la ministre Ouloto qui fait trembler l’opposition locale

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la Ministre Anne-Désirée Ouloto

Dernère publication

De retour d’une mission dans le Cavally, des journalistes de la presse nationale ont échangé avec Anne Désirée Ouloto, présidente du Conseil régional pour faire le faire sur la gestion de la situation durant la période électorale, et sur les perpectives actuelles d’après 31 octobre 2020. Ci dessous l’intégralité de l’interview parue dans le lundi 30 novembre 2020 dans plusieurs quotidiens ivoiriens , et qui dérange et fait déjà trembler l’opposition locale, alors que là ministre s’est voulu conciliante et apaisante , malgré les vérités qu’elle a dévoilées sur certains agissements et la calomnie !

 

Au cours de la période pré électorale, électorale et post électorale, il y’a eu des rumeurs de tout genre . Comment êtes-vous parvenue à gérer la rumeur, avec vos équipes ? Qu’elle a été votre recette pour prévenir les violences dans la région ?

Je vous remercie. Je voudrais dire que la rumeur a été malheureusement au rendez-vous. Elle était violente et j’insiste là-dessus. Elle avait un caractère inhumain. Parce que les conséquences étaient dramatiques pour les populations, quand je prends par exemple le cas de cette rumeur qui fait état de cargos de microbes que nous aurons déversés pour tuer les populations comme à Dabou. Dans une zone aussi fragile, où les populations sont traumatisées par différentes crises, surtout celle de la crise post-électorale de 2010, il est totalement irresponsable d’agir de la sorte.

Ces populations n’ont pas attendu qui que ce soit pour chercher à savoir si c’est vrai ou faux. Elles ont pris la route des champs, des campements, d’autres ont franchi la frontière pour aller au Libéria, ou quitter simplement la région pour aller ailleurs. Ça, j’ai trouvé que c’était particulièrement méchant. Ce qui nous a sauvé en premier face à cette rumeur, c’est que tous les responsables du parti étions solidaires et confiants, parce que notre mission n’était pas d’aller terroriser la population, ni tuer qui que ce soit, ou aller arrêter qui que ce soit. Notre mission était de pacifier la région, convaincre les populations à aller voter et à voter massivement pour Alassane Ouattara. C’était un impératif. Et comme notre mission était de gagner, on n’avait d’autre choix que la proximité des populations. Chaque responsable du parti se déplaçait. Quelle que soit l’heure, on partait vers la population.

Comme un travail avait été déjà fait en amont, il y a eu maillage avec les jeunes des partis et les jeunes de la société civile, un maillage avec les religieux, les femmes et même les gardiens de nos traditions. Au point où quand nous étions confrontés à une situation, chacun dans sa sphère de compétences appelait les responsables de ces entités-là ; qui, eux aussi, vu que nous avons établi un pacte de confiance, n’hésitaient pas à nous dire la vérité et à évoquer les vrais problèmes.

On avait réussi à faire comprendre aux populations que nous n’avons pas deux Cavally, deux Guiglo, deux Taï, deux Bloléquin, deux Toulépleu et qu’on avait que notre région. On avait réussi à leur dire que qu’en 2010 déjà , le Cavally s’était vidé, les maisons avaient été brûlées, il y a eu des centaines de morts, dans certaines localités, alors qu’ailleurs il n’y a rien eu.

Nous avons pris l’exemple de Gagnoa où il n’y a pas eu une seule maison qui a été brûlée. On leur a donné cet exemple. Ils ont compris. Pour me résumer, notre solidarité, notre proximité avec la population, la confiance qu’on a su établir avec la population, l’organisation structurelle de toutes parties prenantes, la proximité avec le corps préfectoral, avec les forces de défense et de sécurité, tout cela a contribué à établir un pacte de confiance entre les élus, le Rhdp et toutes les composantes sociales de la région. Et le Rhdp en définitive a fait jouer son leadership dans la région.

En ce qui concerne les élus du Rhdp, nous avons deux sénateurs sur deux, trois maires sur quatre, quatre députés sur six, donc nous sommes majoritaires dans la région. Et nous comptons rafler les deux postes de députés restants aux prochaines législatives pour faire six sur six postes. Le poste de maire également, on le prendra pour faire quatre sur quatre. Et les sénateurs, on les conserve.

Dans la région où nous sommes, notre pied est sur cailloux. Donc le Rhdp va assurer un leadership total sur la région. Et ça, ça se négocie. Notre offre, c’est la paix, le développement, et le respect de nos populations. Je crois que c’est ce qui a joué en faveur, non pas du Rhdp, mais en faveur de la paix dans la région du Cavally, relativement à ces rumeurs visant à intoxiquer et à manipuler.


Quelles stratégies allez-vous mettre en place pour éteindre définitivement et à l’avenir la rumeur qui, comme vous venez de l’expliquer, fait mal aux populations, ans oublier les attaques d’ordre personnel, et même des allégations de terrorisme ?

En ce qui concerne les attaques dont ma famille et moi-même avons été l’objet, c’est tout simplement triste. Nous savons que bien souvent, lorsque l’adversaire n’a plus d’argument, il verse dans la médiocrité, la haine et dans la méchanceté. Je ne voudrais pas m’attarder sur ces détails-là. L’éducation que nous avons reçue dans notre famille, c’est l’amour du prochain, le respect de l’autre, de la loi, de la légalité constitutionnelle, et c’est d’être toujours dans la droiture.

Je voudrais rappeler que mes frères et moi sommes des enfants d’un officier supérieur de l’armée à la retraite. Ce dernier nous a inculqué l’éducation militaire, donc la discipline. Mon père n’a jamais été terroriste, pour cela ses enfants ne peuvent pas être des terroristes. Mon père est l’élève de feu le général Thomas D’Aquin, et je porte le prénom de l’épouse de celui-ci. On ne peut pas être de cette lignée éducationnelle et devenir terroriste. Je crois que ce sont ceux qui adhèrent à des organisations anticonstitutionnelles et hors la loi qui sont bien des terroristes. Ceux qui arment les jeunes pour combattre leurs frères et sœurs qui vont voter, ce sont eux les terroristes. Ceux qui poussent nos parents à fuir en mettant leur sécurité en danger, en pleine nuit dans la forêt, sur la base de rien du tout, ce sont eux les terroristes.

Nous savons d’où tout ça là provient. Ce n’est pas ma préoccupation tout ça. Je veux simplement leur dire que mon travail va continuer dans la région. Par la grâce de Dieu, tous les cadres du Cavally ne sont pas de mauvaise foi et la majorité d’entre eux sont de bonne foi. Ils ont une bonne éducation et respectent l’autre. Ils respectent la légalité constitutionnelle avec les cadres du Rhdp. Avec eux, nous allons continuer la pacification de notre région.

Les réfugiés au Libéria demandent votre aide pour rentrer au pays. Etes-vous disponible à l’aider ?

Le gouvernement travaille à cela. Au niveau du Conseil régional, nous travaillons à cela déjà. Nous avions fait partir des véhicules pour demander aux populations de rentrer. Certains sont revenus pour voter, mais malheureusement ils sont repartis. Les colporteurs de rumeurs leur demandent d’attendre après le 14 le décembre 2020. On nous annonce des choses encore pour le 14 décembre 2020 parce que le Président n’aurait pas encore prêté serment. Ils disent que ce n’est pas encore fini. Et ce sont les populations qui payent les conséquences. C’est malheureux tout ça ! Nous allons continuer la sensibilisation. Avec nos frères et sœurs élus nous avons pensé qu’il serait certainement bon d’envoyé des missions. Nous l’avions fait en son temps.

Nous avions envoyé des missions au Libéria, à Zouédrou pour inciter au retour. Nous allons essayer de le faire avant les fêtes. Vous savez qu’en décembre dans la région du Cavally, c’est la fête partout. Nous avons une tradition, le 31 décembre et le 1er janvier c’est la grande fête. On se retrouvera à Toulépleu, surtout à Klaon. J’ai bon espoir que nos parents vont revenir avant cette période. Ils reviendront retrouver leurs familles et reprendre leurs activités. Le président de la République a donné des instructions, la ministre de la solidarité y travaille, malheureusement là aussi nous avions eu à faire à des rumeurs. Certains parlent de 8000, 15 000 et de 20 000 déplacés. Il n’en est rien du tout. Vous avez été à Pékan, j’ai lu vos articles.

Les gens vous ont parlé de 400 déplacés qui n’a rien avoir avec 8000 déplacés. Et même au Libéria, je ne crois pas que nous ayons 8000 réfugiés. Les populations reviendront, elles ne sont si nombreuses que cela. Elles reviendront parce que c’est bientôt la fête de fin d’année dans le Cavally. Nous allons nous réjouir, grâce à Dieu.


À vous entendre parler, on a l’impression que ça été facile, pourtant des jeunes ont des préoccupations, de même que les populations; au delà des rumeurs et de l’intoxication, il y’a des attentes , alors quelle réponse allez-vous apporter à ces attentes là ?

Les choses n’étaient pas aisées, c’étaient très difficiles. En face de nous, nous avions des jeunes des autres partis politiques. Ce sont des jeunes qui ont adhéré librement à des partis politiques et qui entendent faire vivre leurs partis politiques et s’affirmer. Donc la tache n’était pas du tout facile. Mais les jeunes en réalité n’avaient pas beaucoup d’arguments pour mettre à exécution les mots d’ordre de leurs partis, pace que les populations ne les suivaient à la réalité.

Dans notre région, l’embellie économique vécue en Côte d’Ivoire se sent. Vous avez les impacts des actions du gouvernement dans la région, en terme d’infrastructure routière, de construction de collèges, de salles de classe pour le primaire, d’accès à l’eau potable et d’’électrification des villages. Nous avons connu un boom extraordinaire en terme d’électrification. Nous sommes passés de 30% en 2011, dans la région et bientôt à 80% et je suis sûr que d’ici 2025 nous serons à 100% de villages électrifiés.

Face à un tel résultat, les populations se disent qu’elles n’ont plus une raison de manifester. Il faut aussi noter l’approche managériale des élus du Rhdp, la proximité avec les populations et l’humilité. Nous le faisons tous avec beaucoup d’humilité, parce que nous nous avons conscience qu’en 2011, le Rhdp n’était pas majoritaire dans la région. Nous n’avions même pas d’élus en 2011. Nous venons de loin. Nous avons voulu travailler avec humilité.

En outre, ces jeunes de l’opposition étaient très mal à l’aise dans cette ambiance de désobéissance civile et de boycotte actif, parce qu’en vérité, ils auraient respecté ces mots d’ordre pour qui ? On leur dit, qu’il faut s’opposer au troisième d’Alassane Ouattara, or il a travaillé dans la région. Ils ne comprennent pas. C’est par les élus d’Alassane Ouattara que, eux les jeunes vivent. Il y’a certes d’autres partis politiques, mais ce sont nos petits frères et nos enfants. Nous les traitons comme tel. Nous ne les voyons pas en adversaires ou des ennemis. Ce sont nos frères, à tout moment, vous les verrez chez le maire quand ils sont malades.

En retour, leurs leaders politiques ne font rien pour eux. C’est ça aussi la politique, mais ils ont fait leur choix politique que nous respectons. La tache n’a pas été facile, mais elle a été rendue facile par l’approche du Rhdp vis-à-vis de la population, des jeunes, et par la maturation de nos populations, des chefs, des religieux, des femmes et même des jeunes. Des jeunes de l’opposition sont allés jusqu’à dire : ‘’Nous ne serons pas Gaou deux fois. Ça veut dire qu’en 2010 nous avons fait un combat qui n’en valait la peine. Et cette année on va faire un autre combat pour qui ?’’.

Ils disent qu’ils ont fait un combat en 2010 mais qu’est-ce que leur région a gagné. Aujourd’hui en 2020 ils disent qu’avec ce que Ouattara a fait, ( il nous a apporté beaucoup avec la construction du nouveau pont sur le N’zo qui va changer le visage de la région ) , ils ne voient pas qui va donner sa poitrine pour quelqu’un qui ne va rien faire pour nous. La situation a été rendue facile grâce aux résultats de l’action gouvernementale, grâce à l’approche managériale des élus du Cavally, mais les jeunes de l’opposition ont voulu quand même affirmer leur appartenance politique, à cause des rumeurs et des réseaux sociaux.

La mission a été difficile à cause de certaines cadres de l’opposition qui depuis Abidjan ou à l’étranger envoient des messages d’appel à la haine. On se battait contre des éléments invisibles. Ils n’étaient pas là mais l’impact était réel. C’est ça qui a rendu la tâche difficile. Mais autrement on a réussi à sauver les meubles.


Les ex-combattants ont souhaité que les autres cadres vous aident dans vos actions de promotion de la paix. Ils pensent que si vous êtes fatiguée, il faudrait des gens pour continuer l’œuvre. Que répondez-vous ?

Je pense que tous les cadres de la région sont en contact avec les ex-combattants qu’on appelle aujourd’hui les ambassadeurs de la paix. Le maire de Guiglo pourra vous le dire. Matériellement il leur a offert des motos. Il leur a offert des téléphones portables. Tous les cadres les appuient. Je pense qu’ils ne parlent pas des cadres du RHDP, ils parlent des cadres de l’opposition. Nous voulons voir les cadres de l’opposition soutenir ces jeunes.

Il ne faut pas se rappeler d’eux que lorsqu’on peut les manipuler pour installer la chienlit. Ils méritent mieux que ça. Ils ont besoin qu’on les aide à sortir de la précarité. Nous ce que voulons c’est de les sortir de la précarité. Le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes était dans la région. Au niveau du gouvernement on est en pleine réflexion pour voir comment les aider à sortir de la précarité. Pour les rendre moins vulnérable Nous allons nous battre au niveau du Rhdp pour que ces jeunes ne soient plus instrumentalisés. Nous voulons qu’ils soient des jeunes au service de la paix et du développement comme tous les autres jeunes de la région. Ils ont raison de lancer cet appel.

Je demande à tous mes frères de la région de venir rejoindre le Rhdp, pas forcément pour grossir les rangs du Rhdp mais pour travailler pour la région. Maintenant s’ils sont convaincus de notre approche ils pourraient venir au Rhdp, pourquoi pas. Nous leur demandons de venir, de tourner le dos à la désobéissance civile, à la violence, tout ce qui est anticonstitutionnel et de rejoindre les rangs de la légalité et de la paix.


La sous-préfecture de Taï est partie en fumée. Qu’en est-il ?

Il faut d’abord situer les responsabilités. Je veux le savoir. On ne se lève pas pour aller brûler un bâtiment public avec tout l’état civil, impunément. Tous ceux qui sont nés à Taï, jusqu’à la date de l’incendie de la sous-préfecture, ne pourront plus se faire établir d’extrait d’acte de naissance. C’est un crime, il faut qu’on situe les responsabilités. Dommage que je n’aie pas encore rencontré les populations depuis cette date. Le maire pourra nous en dire plus. Le Conseil régional va accompagner naturellement la mairie de Taï et sa population. Mais je trouve que c’est trop facile d’aller brûler un bâtiment et de dire au conseil régional de venir le reconstruire pour nous. Il y a des localités qui ont besoin de sous-préfectures. À Guiglo, nous avons Gnizahon qui a besoin d’une sous-préfecture, à Bédigouazon, les populations se battent pour construire leur sous-préfecture, les travaux de la sous-préfecture de Nézobly sont en phase d’être terminés et dans quelques semaines les locaux du nouveau sous-préfet seront disponibles. Ce sont de gros efforts qui sont consentis chaque jour. Nous avons les sous-préfectures de Tinhou et de Diboké qui attendent également leur sous-préfet. La présence d’un sous-préfet dans une localité est très attendue par nos populations. Mais pour une question d’élection vous allez brûler votre sous-préfecture, c’est un crime. Il faut donc situer les responsabilités. Je pense que c’est le préalable.

Les populations attendent l’achèvement des travaux de l’axe Bloléquin-Toulépleu. À quand la fin des travaux ? Elles attendent également les travaux de l’axe Guiglo-Taï.

Les projets sont en cours. Nous avons malheureusement, la route Bloléquin-Toulépleu qui est en souffrance, mais nous avons déjà annoncé la bonne nouvelle à nos populations. L’entreprise SBI qui avait été retenue avait commencé les travaux, malheureusement a eu des problèmes avec le bailleur. Ce contrat a été résilié. Une nouvelle entreprise a été identifiée.

Le processus suit son cours et les travaux vont reprendre sous peu. Nous demandons seulement à nos populations de maintenir ce climat de paix pour que ces entreprises aient envie de venir travailler. Concernant la route Guiglo-Taï, il faut dire que le maire de Guiglo est le PCA de l’Ageroute, le contrat commercial a été déjà signé, il pourra nous donner de plus amples détails. Nous avons les travaux du pont sur le N’zo. Au niveau de Toulépleu, nous avons également procédé au lancement des travaux du bitumage entre Toulépleu et Zouan-hien. L’entreprise a déposé sa base vie qui est déjà installé. Les engins sont installés. Elle a commencé le travail de piquetage.

La région du Cavally avance bien. Les choses vont bien se passer. Raison pour laquelle, il ne faut pas plaisanter avec la nécessité de maintenir la paix. Voyez-vous, dans le Moronou, une entreprise qui est implantée a vu ses engins détruits par des jeunes manipulés par l’opposition. Nous avons vu à Bangolo ou des jeunes ont brûlé quatre véhicules de transfert de manganèse. Un camion coûte 200 millions, sans compter le contenu. Vous vous rendez compte de la perte ?

À ce rythme-là, même si ces entreprises ont des marchés, naturellement elles vont traîner les pas. La jeunesse a une fois intérêt à garder sa sérénité et à faire le choix de la paix. Lorsque ces entreprises viennent s’installer pour faire le bitumage ou l’entretien des routes, qui gagne ? Mais c’est bien cette jeunesse qui gagne. J’ai rencontré des jeunes qui m’ont dit qu’à partir des travaux de l’axe Bloléquin-Toulépleu, ils ont construit un toit. À Guiglo, les travaux de Nikla donnent du boulot aux jeunes.


Le chef de l’Etat a souhaité qu’il y ait la réconciliation entre les filles et les fils du pays. À votre niveau, comment allez-vous, vous prendre pour que ceux qui ne sont pas du Rhdp dans votre zone puissent se retrouver autour de vous ?

À priori, pour ma part, nous n’avons aucun problème avec qui que ce soit dans la région du Cavally. Nos frères qui sont dans la région et qui sont de l’opposition se comportent ou agissent selon l’humeur de leur hiérarchie politique, ou en fonction de la météo politique. Quand je prends le cas du département de Toulépleu, le maire qui n’est pas Rhdp, agit selon les instructions du président Henri Konan Bédié, ou selon les positions du Pdci Rda au niveau national. Je considère que dès lors que la réconciliation sera effective entre le président Henri Konan Bédié et le Président Alassane Ouattara, Monsieur Dénis Kah Zion va s’aligner.

Lorsque la réconciliation entre le président Laurent Gbagbo et le Président Ouattara sera consommé, Messieurs Hubert Oulaï et Emile Guiriéoulou nous inviteront à manger ensemble. Nous sommes tous leurs cadets. Pour l’heure , nous n’avons aucun problème avec eux. Nous leur donnons la place qu’ils méritent et nous les respectons. Nous n’avons jamais eu d’écart de langage vis-à-vis d’eux. Mais nous assumons notre leadership politique. C’est nous qui sommes aux affaires dans la région du Cavally en qualité de président de région, de sénateurs, de maires et de députés. Nous n’avons aucun problème avec eux. Je voudrais me souvenir de mon frère Marcel Gossio, avec qui nous avions d’excellents rapports. Vous nous avez vu à l’occasion de ses obsèques. Nous avons joué les premiers rôles à côté de sa famille, parce qu’on n’aucun problème. Nous avons pris toute notre place, parce que Marcel Gossio nous le rendait. Il ne passait aucun mois sans chercher à voir sa petite sœur que je suis. Il se déplaçait chez moi et m’invitait chez lui.

Nous n’avions aucun problème. Mon aîné ambassadeur, Voho Sahi qui est aujourd’hui en Algérie, m’envoie des messages régulièrement. J’ai d’excellents rapports avec lui. Il est du Front populaire ivoirien (Fpi), mais il est ambassadeur, nommé par le Président Alassane Ouattara en Algérie. Il peut en être de même pour les autres. Après c’est une question de tempérament des uns et des autres et de savoir vivre. Sinon, je n’ai aucun problème avec qui que ce soit.


Par Phillipe Kouhon pour l’Intelligent d’Abidjan en collaboration avec Le Matin, L’expression, le Patriote , Fraternité matin

 

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