CEDEAO:Yamoussoukro accueille la caravane commémorative du jubilé d’or  

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La capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro, a accueilli,  le samedi 28 mars 2026, la caravane commémorative marquant les 50 ans de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.

Cette étape ivoirienne du jubilé d’or de l’organisation sous-régionale a rassemblé autorités administratives, représentants institutionnels, ressortissants des pays membres et populations locales autour d’un programme mêlant défilé communautaire, concert géant à la place Jean-Paul II, ateliers thématiques et allocutions officielles au grand amphithéâtre de Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.

Au nom de l’institution communautaire, Fatmah Diarré Mahan, représentante par intérim de la CEDEAO et présidente du comité d’organisation du cinquantenaire, a salué l’engagement du gouvernement ivoirien dans la réussite de cette célébration. Elle a également relevé la forte mobilisation des établissements scolaires et universitaires de Yamoussoukro, avec plus de 700 élèves et étudiants présents, symbole selon elle d’une « CEDEAO des peuples », tournée vers la jeunesse et la proximité citoyenne.

Intervenant à son tour, l’honorable Adjaratou Traoré, Coulibaly, député de Koumassi, deuxième vice-présidente du parlement de la Cedeao,  représentant la présidente du parlement de la Cedeao Memounatou Ibrahima, a insisté sur la vocation populaire de cette caravane, conçue comme un trait d’union entre les institutions communautaires et les citoyens. Elle a rappelé plusieurs acquis majeurs de l’organisation, notamment le passeport communautaire, le tarif extérieur commun, les mécanismes d’alerte précoce ainsi que le projet de monnaie unique ECO.

Clôturant la cérémonie, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la coopération internationale, Nialé Kaba, représentant le gouvernement ivoirien, a livré un discours centré sur les acquis de la CEDEAO et les défis majeurs auxquels la sous-région demeure confrontée.

Elle a rappelé que la création de la CEDEAO en 1975 traduisait la volonté des pères fondateurs de bâtir un espace ouest-africain solidaire, capable de transformer les souverainetés nationales en force collective. Cinquante ans après, a-t-elle souligné, cette ambition se traduit par des avancées concrètes : libre circulation des personnes et des biens, harmonisation des politiques commerciales, interconnexion énergétique régionale, gestion communautaire du transit des marchandises et poursuite du projet de monnaie unique ECO.

La ministre a également mis en avant la Vision 2050 de la CEDEAO, orientée vers la résilience climatique, l’emploi des jeunes, l’industrialisation et le développement des infrastructures régionales, citant le corridor Abidjan-Lagos comme projet structurant au bénéfice de plus de 400 millions de citoyens.

Mais au-delà du bilan, Nialé Kaba a alerté sur les menaces pesant sur la stabilité régionale : terrorisme, criminalité transnationale organisée et changements anticonstitutionnels de gouvernement. Elle a plaidé pour une coopération renforcée entre États membres afin de préserver les acquis démocratiques et garantir une prospérité partagée.

Harry Diallo, depuis Yamoussoukro 

 

 

 

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