Conflit intercommunautaire à Gbon Comment des autorités et des cadres ont ramené le calme

1544

Dernère publication

Des autorités et des cadres ont contribué à ramener le calme, au cours du conflit inter communautaire à Gbon, dans la Bagoué .

Le chef de canton de Gbon, Namogo Koné, raconte les événements survenus entre les jeunes Malinké et Sénoufo dans cette commune. Il évoque les actions menées pour ramener le calme.

Ce qui s’est passé

Contacté le chef de canton de Gbon Namogo Koné Daouda a expliqué que tout a commencé le jeudi 16 mai 2024 dans la soirée lorsqu’un jeune Malinké à moto a heurté un masque sacré des Sénoufo. Les Sénoufo, en colère, ont molesté le jeune en question. Un autre jeune, venu supplier les Sénoufo de libérer le motocycliste, a reçu un coup de pierre sur la tête, jeté par d’autres jeunes. Évanoui, il a été transféré au CHU de Korhogo où il a rendu l’âme. Ayant appris sa mort, des jeunes Malinké sont allés brûler la forêt sacrée des Sénoufo le vendredi 17 mai 2024. En représailles, ces derniers ont lancé des attaques le même jour contre les Malinké. Ce fut donc l’affrontement entre les deux camps qui a été soldé par deux morts, portant le bilan total à trois morts et une dizaine de blessés. Face à la situation, un couvre-feu a été instauré dans la ville.

L’intervention de Bruno Koné, Ibrahim Ouattara et Kandia Camara qui a apaisé la tension

Le chef de canton a expliqué que dès la survenue de la crise, le ministre d’État, ministre de la Défense Téné Ibrahim Ouattara, a dépêché le commandant supérieur de la gendarmerie, le général de corps d’armée Apalo Touré, dans la ville pour faire baisser la tension. Il a également mentionné la médiation menée par le président du conseil régional du Hambol, le ministre Bruno Koné.

“Le ministre Bruno Koné a rencontré les Sénoufo dans ma résidence pour leur demander pardon et m’a mis en mission pour échanger avec d’autres jeunes Sénoufo pour la même cause. Je leur ai dit qu’on peut trouver une autre forêt sacrée, mais qu’on ne peut plus retrouver ceux qui sont morts. Qu’ils devaient donc laisser tomber”, a confié le chef de canton.

Il a également reçu plusieurs coups de fil de la présidente du Sénat, Kandia Camara, native de Gbon, qui lui a demandé d’apaiser les deux camps. D’autres cadres dont la ministre Mariatou Koné ont contribué à apaiser la situation.

Touré Abdoulaye

Commentaire

PARTAGER