Côte d’Ivoire : Billet retour sur la plage des attentats du 13 mars 2016 à Grand Bassam ?

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Nous nous souvenons encore de cette date :  le 13 Mars 2016, triste anniversaire des fusillades de Grand-Bassam , station Balnéaire de Côte d’Ivoire. 19 morts ont été déclarés par les autorités publiques, mais selon les marchands que nous avons interrogés sur place, une trentaine de personnes aurait perdu la vie ce jour-là, la majorité des personnes non-comptabilisés serait morte noyée ; « quand les baigneurs ont entendu les coups de feu, ils ont eu peur de revenir sur la plage et de se retrouver au cœur de la fusillade , la plupart  d’entre eux a préféré fuir par la mer, mais ils n’en sont pas ressorti »  nous laissait entendre un marchand  . Nous avons interpeller  les marchands de la plage, à défaut de pouvoir interroger  le seul témoin qui a tout vu , tout entendu et tout enregistré de ce jour : l’océan. Calme et paisible, il continu son intemporel mouvement  symphonique que les coups de feu n’ont pas réussi à perturber.

Ce jour ensoleillé de Septembre, la plage semblait avoir surmonté son chagrin, des touristes et des vendeurs  grouillaient de toute part .Nous nous sommes intéressé à la vie de ceux qui font l’économie de la station balnéaire : les petites mains qui vendent aux touristes cacahuètes salées, cacahuètes sucrées et friandises au coco. Ici 99% de nos vendeurs font partie de l’économie informelle de la côte d’ivoire qui pèse jusqu’à 35% dans l’économie nationale selon le FMI( rapport du 11 juillet 2017).

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Nous y avons rencontré  entre autre, Dieudonné 15 ans, Angele 11 ans, Bakayoko 13 ans, Lassina 17 ans, Maimouna 27 ans, Syntiche et Emmanuela 15 ans :tous ont une histoire.

La plupart d’entre eux n’ont pas encore 18 ans, ils travaillent du matin jusqu’au soir à vendre des friandises mises en bouteille et préparées avec l’aide de leurs mamans. Ils vendent afin de ramener à la famille des revenus additionnels à ceux gagner par les parents.

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Demandez-leur quels sont leurs rêves, ils ricaneront  innocemment , et trouveront cette question étrange, car personne , au grand personne, n’a jamais eu l’idée de la leur poser . En fin de compte, peu d’entre eux ont pu répondre à l’étrange question. Le seul qui y arriva, Dieudonné 15 ans, rêvait d’être musicien mais n’avait jamais pu avoir la chance d’aller à l’école. Ses deux parents étant morts, il vivait avec sa grand-mère, et n’avait même pas d’extrait de naissance  prouvant son existence légale . Parmi ses frères , il avait été désigné comme celui qui ne partirait pas à l’école, la question de son avenir n’avait jamais été posée. Le sort l’ayant décidé, il vivrait comme une ombre au milieu d’un grand pays, d’un grand continent dont il ne saurait jamais écrire le nom.

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