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La Plateforme pour l’Engagement Citoyen de Côte d’Ivoire (Pec-Ci), regroupant 37 organisations de la société civile, a tenu une conférence de presse, le jeudi 14 mai 2026, à son siège à Abidjan-Cocody Riviera Abatta, pour analyser l’actualité sociopolitique nationale.
Cette première sortie médiatique de l’année 2026 a permis à la Plateforme pour l’Engagement Citoyen de Côte d’Ivoire (Pec-Ci) de se prononcer sur plusieurs sujets liés à l’actualité sociopolitique ivoirienne. À cette occasion, le président du Conseil d’Administration de la Pec-Ci, Ébrin Yao, a salué la décision du président Alassane Ouattara de dissoudre la Cei, mesure adoptée en Conseil des ministres le mercredi 6 mai 2026. Il a qualifié cette décision de « première grande décision » de l’année 2026. Toutefois, il a soulevé des interrogations quant au timing et aux motivations de cette dissolution. « Pourquoi est-ce maintenant que le gouvernement ivoirien juge opportun de dissoudre la Cei après tant de sang versé et tant d’âmes innocentes perdues au cours de chaque échéance présidentielle ? Pourtant, le pouvoir Rhdp n’a cessé de faire l’éloge des performances de cette Cei, dont le professionnalisme avait été chaleureusement salué par le porte-parole du gouvernement après les présidentielles de 2025 et les législatives de décembre 2025 », a-t-il questionné, relevant des contradictions entre cette décision et les appréciations antérieures jugées positives sur le fonctionnement de la Cei. La Pec-Ci a estimé également que la dissolution de l’institution, sans concertation préalable avec l’opposition et la société civile, pourrait fragiliser le climat politique. Elle a appelé à un processus inclusif pour la mise en place d’un nouvel organe électoral. « La Cei qui vient d’être dissoute de manière unilatérale a été le fruit de consensus et de compromis majeurs entre les acteurs politiques. Sa dissolution en l’absence de concertation préalable avec la classe politique de l’opposition et les acteurs importants de la société civile ivoirienne nous réserve certainement des surprises désagréables pour les futures échéances électorales », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Ébrin Yao a critiqué la nomination de Coulibaly-Kuibiert Ibrahime à la tête du Conseil d’État, appelant à davantage de transparence et de légitimité dans les institutions impliquées dans le processus électoral. « Sachant très bien que la légitimité et la légalité de celui-ci ainsi que de son équipe ont toujours été contestées par les partis significatifs de l’opposition ivoirienne et certaines organisations de la société civile, quelle est la logique de cette nomination ? », a-t-il interrogé, tout en formulant une proposition : « Confier cette nouvelle institution à 100 % à des membres de la société civile recrutés par appel à candidatures, sans la présence de militants de partis politiques. En outre, que cette nouvelle Cei soit dotée d’un budget conséquent voté par l’Assemblée nationale afin de lui garantir une indépendance totale ». Intervenant sur les actions du gouvernement, Ébrin Yaoa traduit sa gratitude au ministère d’État, ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, dirigé par Anne Désirée Ouloto, ainsi qu’au ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, conduit par Ibrahim Kalil Konaté, pour les profondes réformes engagées et les actions concrètes menées. En plus de ces deux ministères, la Pec-Ci a encouragé le vice-Premier ministre Téné Birahima Ouattara dans toutes ses initiatives visant à rassembler les Ivoiriens autour d’un idéal commun : faire en sorte que chaque Ivoirien et chaque Ivoirienne se sente mieux chez lui.
Touré Abdoulaye avec A. Traoré





