Côte d’Ivoire : le Pdci n’a pas peur de la menace pénale, quand il mène un combat juste (Billon)

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Jean-Louis Billon
Jean-Louis Billon

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Répondant, lors d’une conférence de presse lundi 10 juin 2019, au siège du Pdci à Cocody. aux critiques contre le discours qualifié de xénophobe d’Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda( au cours d’une rencontre avec des militants de Koumassi), Jean-Louis Billon, Secrétaire exécutif du Pdci-Rda, chargé de la communication et de la propagande, a fait savoir que son parti ne reculerait pas, si une procédure judiciaire venait à être ouverte contre lui.
«Le Pdci-Rda n’a pas peur de la menace pénale. Surtout, lorsqu’il aborde des sujet d’intérêt national tels que l’orpaillage clandestin et ses conséquences que sont les conflits inter-communautaires, et la fraude que nous constatons sur notre nationalité. Car, nous estimons que nous sommes dans un pays démocratique, un pays de droit où la liberté d’expression est démise», a-t-il fait savoir, répondant à un journaliste qui voulait savoir si le Pdci-Rda ne craignait pas l’arrestation de son président après ces propos.

Au sujet de la fraude sur la nationalité, Billon a rappelé que le ministre Bruno Koné l’avait, lui-même, reconnu au temps où il était encore porte-parole du gouvernement. Notamment, aux temps forts de la crise migratoire en Europe. Selon lui, sur environ 15 mille migrants présentés à l’époque par les ONG comme être d’origine ivoirienne, «le ministre Bruno Koné a fait savoir que seulement 4000 d’entre eux étaient vraiment ivoiriens. Et les 11 mille autres alors ? Comment ont-ils eu des papiers ivoiriens ? Où alors, est-ce le porte-parole du gouvernement qui n’avait pas dit la vérité », s’est-il interrogé.
Pour lui, toutes les questions abordées par le président du Pdci-Rda dans son entretien avec les chefs de Koumassi, doivent être pris au sérieux par le gouvernement et traités avec diligence. Car, dira-t-il, Henri Konan Bédié est un ancien Président de la République. Il sait de quoi il parle. « Que les gens ne nous envoient pas dans un autre de débat», a-t-il appelé.
J-H K

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