Dernère publication
Au terme de la 2ᵉ édition du SIIMEA, M. Ousmane Coulibaly, directeur du guichet unique du foncier au ministère de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie dressent un bilan positif de leur participation. Entre rencontres avec la diaspora, explication des procédures foncières et présentation du Plan présidentiel d’urgence pour les 25 000 logements en location-vente, l’État ivoirien réaffirme sa volonté de rendre l’accès au logement plus inclusif. Les premiers appartements seront livrés dès décembre 2026, avec une attention particulière portée aux ménages modestes, aux familles monoparentales et aux personnes vulnérables, sans oublier la diaspora, invitée à postuler massivement.
Nous sommes au terme de cette 2ème édition du SIIMEA. Vos impressions de fin ? .
Globalement, nos impressions sont bonnes parce que nous sommes venus dans le cadre institutionnel pour soutenir ce salon là à la demande de Madame Fatima Fakri. Qui est la promotrice de ce salon. Et je peux dire que nous, ça nous a permis de rencontrer beaucoup de personnes de la diaspora à qui nous avons expliqué un peu comment il faut acquérir un terrain. De l’acquisition du terrain jusqu’à la délivrance des actes qui sont relatifs à ce bien. Et de l’obtention des documents de propriété jusqu’au permis de construire. Et avec mes collègues du logement et du permis de construire, Nous avons exposé sur le plan présidentiel d’urgence pour les 25000 logements qui seront mis en location-vente. Les 25000 logements en urgence que l’État de Côte d’Ivoire construit avec l’aide de certains bailleurs de fonds, notamment la BAD, la BADEA sont destinés aux populations du secteur informel non bancarisées. Nous avons également expliqué qu’une partie de ces logements sera réservée à la diaspora. En tout cas, nous repartons très satisfait, même si on aurait souhaité qu’il y ait encore plus de participants.
Justement, vous avez, à l’occasion d’un panel, vous, le directeur du logement et celui du permis de construire, avez exposé les réformes dans le secteur de l’immobilier, du foncier et du logement en Côte d’Ivoire. Le sujet qui a suscité les plus d’intérêt a été celui des 25000 logements qui seront mis en location-vente dans le cadre du plan présidentiel d’urgence. Quand est-ce que seront livrés les premiers logements aux populations ?
D’ici à la fin de l’année nous aurons les premiers logements. Il y a plusieurs immeubles de 900 appartements. Et il y’a 900 appartements qui sont déjà sortis de sol. Et donc en décembre, on va commencer à faire déjà les premières livraisons. Les attributions vont se faire à partir d’une commission d’attribution multipartite. Il faudra noter que ce n’est pas seulement le ministère de l’urbanisme, du logement et du cadre de vie qui est dans cette commission, il y a d’autres ministères, et des organisations de la société civile. Et donc à partir de là, il y a une sélection qui sera faite à partir de critères bien précis. Parce que c’est un programme de location-vente, ce n’est plus l’acquéreur qui va vers le promoteur, mais c’est le promoteur, c’est-à-dire l’État de Côte d’Ivoire qui va aller vers l’acquéreur à travers une sélection.
Quels sont les populations ciblées par ce programme ?
D’abord ceux et celles qui n’ont jamais eu de maisons en Côte d’Ivoire. Nous disposons de fichiers numériques qui peuvent nous permettre d’établir cela. La deuxième cible, ce sont les familles monoparentales et les couples dont les revenus sont en 300.000 et 400.000 F CFA. Ce programme vise l’Ivoirien moyen, actif dans l’informel et capable de payer un loyer. Les personnes en situation de handicap, les veuves et femmes divorcées ayant des enfants à charge seront privilégiées.
Dans cette affaire des 25000 logements, quelle est la part de la diaspora ?
La part de la diaspora ? On va demander seulement à la diaspora de postuler. Pour l’instant, je ne peux pas vous dire en termes de quantité ou de pourcentage ce qui revient à la diaspora. Cependant, on ne peut que demander à la diaspora de postuler quand les offres seront ouvertes. Il y aura des missions dans les différentes capitales européennes pour sensibiliser nos compatriotes de la diaspora de postuler.
Interview réalisée par Jean-Paul Oro à Paris





