Crise au CNO-CIV : Vremen Serge dénonce une « violation des textes » et interpelle le mouvement olympique ivoirien

456
 Vremen Serge a dit sa part de vérité . Photo DR

Dernère publication

Le président de la Fédération ivoirienne de natation et de sauvetage ( FINS), Vremen Serge Yvon, a dénoncé le mardi 12 mai 2026  à Treichville une « crise grave » au sein du Comité national olympique de Côte d’Ivoire CNO-CIV. Il a pointé du doigt le comité exécutif du CNO-CIV  de « violations répétées des textes » et de décisions susceptibles, selon lui, de fragiliser la participation ivoirienne aux prochaines échéances olympiques.
S’exprimant au cours d’une conférence de presse entouré de plusieurs présidents de fédérations sportives Vremen Serge a affirmé vouloir « rétablir les faits » après le report de l’assemblée générale élective du CNO-CIV initialement prévue le 2 mai 2026.
Selon lui, cette situation résulte d’« un imbroglio volontairement créé et alimenté depuis plus de deux ans ». Il a notamment cité le communiqué publié le 4 mai 2026 par le CNO-CIV, qu’il juge « contraire à l’esprit olympique » et remettant en cause, selon ses propos, les conclusions du ministère des Sports ainsi qu’une décision judiciaire ordonnant la réintégration de membres actifs du comité olympique.
Le président de la Fédération de natation a soutenu que le mandat du président du CNO-CIV, élu le 30 avril 2022, avait expiré le 30 avril 2026 conformément à la Charte olympique qui fixe à quatre ans la durée maximale du mandat des dirigeants des comités nationaux olympiques.
« Nous ne sommes pas dans une affaire personnelle. Nous sommes dans l’application stricte des textes », a-t-il déclaré. Il a  estimé qu’une assemblée générale élective devait impérativement être organisée pour désigner le nouveau comité exécutif du CNO-CIV.
Au centre du différend figure la non-convocation de la Fédération ivoirienne de natation et de sauvetage à l’assemblée générale élective du 2 mai 2026. La Commission électorale indépendante du CNO-CIV (CEI-CNO) avait justifié cette décision par l’existence d’une « dualité » à la tête de la fédération.
Une position rejetée par Vremen Serge Yvon, qui affirme avoir été régulièrement élu lors de l’assemblée générale élective du 7 octobre 2023 en présence du CNO-CIV. Il soutient également que la fédération internationale World Aquatics a officiellement confirmé, le 3 février 2026, sa reconnaissance ainsi que celle de l’instance fédérale ivoirienne qu’il dirige.
S’appuyant sur plusieurs articles des statuts du CNO-CIV, il a estimé que la fédération de natation, reconnue comme membre actif, ne pouvait être exclue du processus électoral sans décision formelle de suspension ou d’exclusion.
Vremen Serge  a également dénoncé ce qu’il considère comme une « incohérence » du comité exécutif du CNO-CIV. Il a notamment relevé que deux représentants de la commission des athlètes, dont les mandats auraient expiré depuis 2020 selon lui, figuraient néanmoins sur la liste électorale du comité olympique.
Au-delà du différend institutionnel, Vremen Serge Yvon a évoqué les conséquences sportives de cette crise. Il a rappelé que, selon lui, deux nageurs ivoiriens n’avaient pas été inscrits aux Jeux olympiques de Paris 2024 malgré l’attribution de places universelles par le Comité international olympique.
Le président de la fédération de natation a enfin appelé les autorités sportives ivoiriennes à veiller au respect des textes et des principes de gouvernance.
« Le mouvement olympique repose avant tout sur la fraternité et le respect des règles », a-t-il conclu, estimant que cette crise dépasse désormais le simple cadre d’un litige sportif interne.
Ange Kouadio 

Commentaire

PARTAGER