Développement de l’Afrique Les sénateurs instruits sur les grands défis à relever

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Dans le cadre des séances d’information parlementaire, Hauhouot Asseypo Antoine, président de l’Académie des Sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas Africaines (Ascad)

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Dans le cadre des séances d’information parlementaire, Hauhouot Asseypo Antoine, président de l’Académie des Sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas Africaines (Ascad) a entretenu le mercredi 16 juin 2021 les sénateurs ivoiriens sur les changements à opérer pour un développement harmonieux des pays africains.

C’était autour du thème « L’anthropocène et la réproblématisation du développement en Afrique » à la salle de 400 places de la fondation Félix Houphouët-Boigny qui sert d’hémicycle à cette chambre bicamérale du parlement de Côte d’Ivoire.
Partant de la définition du père de l’anthropocène ou « ère de l’humain » Paul Josef Crutzen, prix Nobel 1995 de chimie, le conférencier a indiqué que l’anthropocène serait la période durant laquelle l’influence de l’être humain sur la biosphère a atteint un tel niveau qu’elle est devenue une force géologique. Selon le président de l’Ascad, ces choses ne sont sans conséquences. Notamment les désordres planétaires, entre autres, le changement climatique, la Covid-19 et la récession économique, qui selon lui risque d’hypothéquer l’avenir de l’Afrique. Pour lui, donc il est plus que nécessaire de repenser le développement de l’Afrique. « Nous étions dans une problématique de dualité et même souvent de confrontation, puisque que nous ne sommes pas réconciliés avec la nature. Nous allons maintenant vers une problématique de symbiose. Et pour passer d’un système à l’autre, il faut réfléchir. Parce que ce n’est pas de l’automatisme. L’être humain est allé trop loin en ne faisant pas attention. Et ça c’est une leçon. Ça vaut pour les pays comme pour les nations. Il ne faut pas croire que les disponibilités sont inépuisables. Il faut être très prudent. Ceux qui l’emporteront, ce seront les prudents. L’homme est allé trop loin, il est en train de créer la catastrophe », a-t-il fait remarquer.

Ainsi, l’orateur préconise une appropriation des cinq(5) grands principes qui gouvernent le monde, à savoir la tradition et la culture ; la religion ; les institutions étatiques ; l’économie et la mondialisation). « À part les traditions, parties intégrantes des valeurs culturelles africaines, le continent à peu de choses à proposer dans les autres compartiments », a-t-il précisé. C’est pourquoi, il a invité ces parlementaires à prendre en compte ces défis majeurs dans leurs travaux parlementaires en tant que décideurs. «(…) Si vous attendez, vous serez surpris. Il ne faut jamais attendre. Il faut anticiper. Si vous attendez, et que vous travaillez dans la précipitation c’est trop tard. Quand c’est urgent c’est que c’est trop tard » a-t-il indiqué.
Pour le reste, Bobi Assa Emilienne, vice-présidente du Sénat a salué l’initiative du patron du Sénat, le président Jeannot Ahoussou Kouadio, et de l’Ascad pour cette conférence, qui permettra aux sénateurs non seulement de mieux légiférer sur les sujets de développement, mais également de prendre une part active à la construction de la nation ivoirienne.

Harry Diallo à Yamoussoukro

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