Égypte, Libye, Tunisie, Syrie en 2011:Printemps et révolution arabes… un échec

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Il y a huit ans, l’Égypte, la Libye, la Tunisie, la Syrie ont connu leur révolution : Hosni Moubarak, Mouammar Kadhafi, Ben Ali ont été chassés par la rue. Des révolutions organisées en grande majorité par des civils qui ont chassé des généraux et capitaines de l’armée. Et, tout ça pour rien. Après huit ans, la ‘’révolution ‘’ arabe n’a pas du tout atteint son objectif de changement, surtout politique et particulièrement économique. Aujourd’hui, les indicateurs dans les domaines n’existent plus.

En Égypte, les militaires aux manettes du pays depuis la chute de Moubarak, ont verrouillé le paysage politique. Ils ont amoindri la démocratie. Le général Al Sissi est bénéficiaire d’un pouvoir présidentiel pouvant courir jusqu’en 2032. En Libye, le verrouillage politique n’a pas réussi. Après l’assassinat de Mouammar Kadhafi, la Libye est divisée entre pro arabo musulmans et les pro- des nations unies. Tous prétendent à une élection présidentielle possible avant la fin de l’année. Mais comment organiser une élection présidentielle en Libye, un pays sans constitution ? Et comment contenir le Marechal Khalifa Haftar et Fayez Al-Sarraj qui dirigent chacun une partie de la Libye avec des prérogatives floues ? En Tunisie, la ‘’révolution’’ s’est donnée en spectacle rieux.

L’urgence était de trouver un homme dynamique positionnant la Tunisie dans la compétitivité économique. Raté ! C’est un homme de plus de 80 ans qui est incapable de renouer avec cette analyse de la révolution tunisienne. En Syrie, la ‘’révolution’’ a essuyé un cuisant échec. Pour l’expliquer, on ne voulait plus de El Assad. Mais les Syriens ont eu tort de ne pas compter sur le temps qui est un autre nom de Dieu. La Syrie a été et reste un casse-tête pour la communauté internationale. Aujourd’hui, la ‘’révolution’’ syrienne est coincée entre la faim et le rite du pardon. Un plan douloureux pour faire allégeance à El-Assad, Président de la République syrienne. Aujourd’hui, une seule question continue de tarauder l’esprit des rédactions africaines. Pourquoi a-t-on chassé Hosni Moubarak, Ben Ali, assassiné Mouammar Kadhafi, méprisé Al-Assad ? Un véritable échec…

Ben Ismaël

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