Filière cacao : Koné Moussa pas d’accord avec le prix bord champ 

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 Filière cacao : Koné Moussa dénonce un prix bord champ « injuste » pour les producteurs. Photos : DR 

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Le Syndicat National Agricole pour le Progrès de Côte d’Ivoire (SYNAP‑CI) a vivement critiqué la fixation du prix bord champ du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne intermédiaire. La position du syndicat a été exprimée lors d’une conférence de presse tenue le dimanche 8 mars 2026 à son siège du Plateau, à Abidjan.

Président du SYNAP‑CI, Koné Moussa estime que cette décision constitue un sérieux revers pour les producteurs de cacao en Côte d’Ivoire, dont de nombreuses familles dépendent directement de cette culture.

« C’est un véritable coup de poignard pour les producteurs », a-t-il déclaré devant la presse nationale et internationale, qualifiant la mesure d’« injuste » et de « préjudiciable » pour les populations rurales. Pour illustrer la situation, il a comparé la baisse du prix à une réduction brutale de revenus : « J’ai rarement vu un salaire divisé par deux et on nous demande d’applaudir. »

Selon lui, cette chute du prix risque d’affecter gravement les conditions de vie des planteurs. « Ces hommes et ces femmes ont des factures à payer, des enfants à scolariser et des familles à nourrir. Il est impensable de les laisser seuls face à cette situation », a-t-il insisté.

Le responsable syndical a également évoqué la nomination du nouveau ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné, qui avait suscité l’espoir d’un dialogue constructif avec les acteurs de la filière. Toutefois, certaines décisions récentes, notamment le recensement des producteurs et la fixation du prix bord champ, suscitent , selon lui, de fortes inquiétudes parmi les planteurs.

Face à cette situation, le SYNAP‑CI annonce l’organisation prochaine d’une rencontre de concertation dans l’Ouest du pays. Elle réunira syndicats agricoles, coopératives et organisations professionnelles afin d’analyser l’impact de la mesure et de proposer des solutions pour préserver les revenus des producteurs.

« Nous ne pouvons accepter que les producteurs soient les victimes d’un système censé protéger leurs intérêts et la dignité de leur travail », a conclu Koné Moussa.

Beker Yao

 

 

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