Gouvernance en Afrique : La Côte d’Ivoire classée 21e sur 54 pays

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Avec un score de 53,3 sur 100, la Côte d’Ivoire se classe 21e sur 54 pays en matière de gouvernance globale. C’est ce qui ressort du dernier Rapport de la Fondation Mo Ibrahim publié ce lundi 03 Octobre 2016.

La Côte d’Ivoire est suivie par le Togo (+9,7 points), le Zimbabwe (+9,7 points), le Libéria (+8,7 points) et le Rwanda (+8,4 points). Une amélioration de +13,1 points sur les dix dernières années. « La Côte d’Ivoire a amélioré son score global plus que tout autre pays d’Afrique au cours de la dernière décennie. Elle a connu la plus grande amélioration de la sous-catégorie Responsabilisation, et est le seul pays à avoir amélioré son score dans cette sous-catégorie chaque année depuis 2006. Elle est l’un des cinq pays qui a amélioré son score dans les quatre sous-catégories de la catégorie Sécurité et Etat de Droit », Nous dit le Rapport. Cette tendance générale est essentiellement tirée par la progression marquée des catégories Développement Humain et Participation et Droits de l’Homme. La catégorie Développement Économique Durable a également enregistré une amélioration, mais à un rythme plus lent. Une avancée notable contrastée par les questions de sécurité et d’Etat de droit. Le dernier Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG), de la Fondation, indique qu’une dégradation assez largement répandue dans la catégorie Sécurité et État de Droit a freiné l’amélioration de la gouvernance globale en Afrique au cours des dix dernières années. « Près des deux tiers des citoyens africains vivent dans un pays où sécurité et état de droit se sont dégradés ». Tous les pays, sans exception, qui ont vu leur score se dégrader en matière de Gouvernance globale ont enregistré un recul en matière de Sécurité et État de Droit. « L’amélioration de la gouvernance globale en Afrique au cours de la dernière décennie reflète une tendance positive dans une majorité de pays et pour plus des deux tiers des citoyens du continent. Mais aucun succès, aucun progrès ne peuvent s’inscrire dans la durée sans un engagement et des efforts permanents. Comme le montre notre Indice, la détérioration observée en matière de sécurité et d’état de droit est le plus grand défi auquel le continent est aujourd’hui confronté. Une gouvernance solide et un leadership avisé sont essentiels pour pouvoir relever ce défi, maintenir les progrès récemment accomplis et confirmer le potentiel considérable du continent », relève Mo Ibrahim, président de la Fondation.

Korona SEKONGO
Résultats l’IIAG 2016

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