Hamed Bakayoko,premier ministre:le mérite de la patience,de la fidélité et de la compétence

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« Ce qui est connu en général, justement parce qu’il est bien connu n’est pas connu. » Cette citation de Hégel résume bien le parcours de celui qui devient à 55 ans, par la force du destin, mais également pour certaines valeurs, le Premier Ministre d’Alassane Ouattara ce jeudi 30 Août 2020.

Hamed BAKAYOKO, “Golden Boy” ou ” HAMBAK” pour les intimes, puisque c’est de lui qu’il s’agit, connaît une nomination qui assure la progression linéaire et ascendante des hommes aux grandes destinées.

De haute stature, fort comme un turc, avec un visage saillant aux rides charnues également repris sous le bulbe rachidien, fils du Worodougou ayant passé sa jeunesse dans le quartier chaud d’Adjamé à Abidjan, le tout nouveau chef du gouvernement se révèle, à la fois, comme un homme de terrain et un administrateur averti, forgé dans/par l’épreuve de l’action politique depuis le MEECI, la JPDCI, le PDCI, le RDR ET le RHDP. Reconnaissons-le, Hamed BAKAYOKO a assumé dans les règles de l’art, en y ajoutant une innovation particulière et visible, chacune des missions à lui confiées : Député, Ministre⁵, Ministre d’Etat, Maire de l’intransigeante commune d’Abobo, Il a appris et vite dans l’antichambre de ses aînés que sont Alassane Ouattara, Djeny Kobina Henriette Dagri Diabaté, Amadou Gon Coulibaly, Cissé Bacongo …. Il est aujourd’hui récipiendaire de sa constance et sa compétence issues indubitablement de son éducation de base. Cette nomination est une leçon de vie pour la jeunesse actuelle. Elle clame certes l’attachement à un homme mais se solde par les résultats du travail bien fait. Hamed BAKAYOKO a toujours été projeté dans le feu par son mentor qui, au-delà de la reconnaissance humaine, a honoré son premier prisonnier politique. Juste après la fâcheuse crise électorale de 2011, alors que la police ivoirienne se tuméfiait dans une léthargie globulaire l’homme y a impulsé une dynamique salvatrice tout comme dans l’armée, qui lui est toujours rattachée. Aujourd’hui, à ce poste de rude labeur, il ne remplace pas le Lion mais en devient sa doublure, au nom de la cohésion et la victoire du RHDP au soir du 31 octobre 2020.

Hervé KONAN. Journaliste- analyste.

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