Insécurité nord-Mali : Minusma, Armée française, Armée malienne

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Qui peut sauver Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) ?

Au nord-Mali, la situation d’insécurité est très tumultueuse. Et, pourtant sur le sol malien, il y a plusieurs armées d’interposition et de ‘’sauvetage’’. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilité au Mali (MINUSMA), d’origine onusienne, l’Armée française, l’Armée malienne.

Mais toutes les forces semblent en panne d’efficacité. Qui peut sauver le président malien Ibrahim Boubacar Keïta ? Si nous secouons les cocotiers, les noix vont tomber sur la tête de ceux qui, à Paris, New-York, sont censés réfléchir à la sécurité de l’Etat malien. Aussi, Ibrahim Boubacar Keïta n’a pas été pris de court par la situation d’insécurité au Mali et l’ampleur de la fièvre des accords entre acteurs politiques maliens, et rebelles touaregs.

Le tout sur le parrainage de l’État d’Algérie. Mais depuis plus de sept ans, tout le monde navigue en vue, essayant tant bien que mal de s’adapter à la situation sur le terrain, au lieu de la modeler. L’armée française, la Minusma, l’armée malienne, n’ont plus de véritables stratégies pour contrarier les rebelles maliens, les bandes djihadistes qui tuent les populations civiles. Dans ce constat sévère, il faut citer la présence nuisible des populations Dogou, Bambara, Peuhl qui suivent la trajectoire de massacre des djihadistes… Au nord-Mali, tout le monde fait tout.

Et le dossier malien reste aujourd’hui moins défendable. Ibrahim Boubacar Keïta n’est plus sur le chemin de revendiquer un ‘’État de droit’’ au nord de son pays. D’autant que le président malien est incapable de faire des ‘’avances de départ’’ des armées étrangères du sol malien. Aujourd’hui, Ibrahim Boubacar Keïta est seul à assurer et assumer l’insécurité au Nord-Mali la charge des 4 milles (4000) victimes depuis le début du conflit au nord-Mali. Parallèlement à cette charge du président malien, l’Algérie qui a été choisie comme « témoin assisté », n’a pas vivement encouragé la fin du conflit au Mali, avec la mise en place d’experts de conflits armés et de hauts fonctionnaires diplomatiques rompus aux négociations. Qui peut sauver Ibrahim Boubacar Keïta ?

En tout cas, nous disons sans fausse honte que le problème fondamental tient dans l’inefficacité de la classe politique malienne, et moi, je ne comprends plus ce que fait Ibrahim Boubacar Keïta qui se raidit, dans une sorte de complot contre lui-même.

Ben Ismaël

Commentaires - L'Intelligent d'Abidjan

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