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Les étudiants de l’antenne de Institut national de formation des agents de santé (INFAS) à Bouaké ont célébré, le 12 mars 2026, la Journée internationale des droits de la femme. La cérémonie s’est déroulée autour du thème : « Égalité, justice et dignité : renforcer l’engagement de l’INFAS dans la lutte contre les violences à caractère sexuel ».
Selon le directeur de l’antenne de l’INFAS de Bouaké, Sinan Coulibaly, cette édition revêt une importance particulière pour l’institution. Il a indiqué que l’INFAS a décidé d’organiser cette année, des activités simultanées sur plusieurs sites à travers le pays afin d’intensifier la sensibilisation contre les violences à caractère sexuel.
« Cette journée est particulière pour nous parce que nous avons enregistré des cas en la matière. Nous avons une étudiante de l’INFAS qui a été assassinée à Abidjan, une autre à Abengourou. Nous avons donc pensé qu’il était temps de mettre en relief le respect des droits de la femme », a-t-il déclaré.
La commémoration a été marquée par des conférences, des témoignages et la projection d’un film de sensibilisation sur les violences à caractère sexuel. Ces échanges ont permis d’interpeller les étudiants sur la nécessité de prévenir et de dénoncer ces actes.
Point focal du comité de lutte contre ces violences à l’INFAS Bouaké, Aya Cécile Koffi Amani a réaffirmé son engagement à promouvoir un environnement d’apprentissage sûr.
« Nous voulons sensibiliser les étudiants, leur offrir des formations et mettre à leur disposition des contacts afin que chacun soit informé », a-t-elle expliqué.
Invité comme conférencier, Jean Jacques Djoman, secrétaire technique de la plateforme de lutte contre les violences basées sur le genre de Bouaké, a exhorté les victimes de harcèlement ou d’abus à briser le silence.
En clôture, Sinan Coulibaly a appelé les étudiantes à dénoncer toute forme de violence et annoncé la mise en place de points focaux à Bouaké pour accompagner les victimes.
Nambacéré Joël





