Journée mondiale de la culture – Wêre-Wêre Liking , directrice-fondatrice du village Kiyi : « Pourquoi et comment la journée mondiale de la culture africaine sera célébrée demain »

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Wêre-Wêre Liking

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Wêre-Wêre Liking est directrice-fondatrice du village Kiyi. Dans le cadre de la célébration de la première journée mondiale de la culture africaine le 24 janvier 2020, nous l’avons rencontrée. Elle fait des précisions sur l’événement.


Comment préparez-vous cette première célébration de la journée mondiale de la culture africaine, après l’adoption d’une résolution par l’Unesco dans ce sens ?

Les choses vont bien. Seulement, nous avons été surpris par l’Unesco qui, il y a quelques deux ou trois mois, a décrété le 24 janvier comme la journée mondiale de la culture africaine. John Dossavi, depuis environ dix ans se bat avec ses amis pour que l’Unesco décrète une journée pour la célébration de la culture africaine. Et c’est au moment où on n’y attendait pas que la résolution est tombée. Nous ne pouvons pas laisser passer cette occasion d’organiser cette première édition après adoption, même si elle nous a surpris. Les préparatifs vont bien. En Côte d’Ivoire, il y a un comité local présidé par Alafé Wakili qui m’a associée pour l’organisation. Donc, pour ma part, le village Kiyi va abriter un spectacle le vendredi 24 janvier 2020 à partir de 17heures. L’entrée est gratuite. Actuellement, nous préparons la salle pour accueillir l’événement.

Quel pourra être l’impact de cette célébration sur les Africains voire les Afro-descendants ?

Il n’y a pas de problème au niveau des Afrodescendants parce qu’ils se battent où qu’ils se trouvent pour faire valoir l’africanité de leur culture. C’est nous, les Africains qui avons le complexe de notre culture qu’il faut valoriser, promouvoir à travers la journée mondiale de la culture africaine dont la première édition officielle sera célébrée ce vendredi 24 janvier 2020, après les célébrations informelles qui avaient lieu à l’initiative de Dossavi depuis quelques années. Les Africains doivent se l’approprier et en faire une fête comme la fête de Ramadan, Tabaski, Pâques. Chaque famille africaine, pour ne pas dire chaque africain, doit être joyeux (se) et s’habiller aux couleurs de sa culture, à cette occasion.

Quel pourrait être l’impact politique, économique de cette journée mondiale de la culture?

Je pourrai vous dire déjà que le 24 janvier, lors de la célébration de cette première journée, le ministre de Culture et de la Francophonie sera avec nous pour faire un message , celui du gouvernement et de l’engagement de la Côte d’Ivoire, en faveur de la promotion de la culture. Il y aura aussi le gouverneur du district, sans oublier que nous avons le haut patronage de Monsieur le Premier ministre . L’impact politique est vraiment grand. La célébration de la journée mondiale a un fort impact économique en ce sens qu’elle pourra faire bouger le marché du textile africain et les accessoires qui l’accompagnent, ainsi que d’autres aspects de la culture de notre continent !

Quel appel avez-vous à lancer aux différents participants ?

Il fallait que chacun se sente concerné. Quand on dit la Noël, c’est chacun qui s’organise, qui fête dans sa maison, qui se fait des habits, de la nourriture, tout ce qui contribue au développement, au bien-être de l’individu. Et chacun l’organise à sa manière, à son niveau. On s’organise pour faire des arbres de Noël collectifs, communautaires. C’est dans cet esprit que je voudrais que tous les Africains se sentent concernés pour ( et par ) la journée mondiale de la culture africaine ! Tous nous devons faire quelque tous les 24 janvier ! Que chacun se prépare et se dise que pour la culture de mon continent, il faut que ma famille fête. La fête, c’est pour créer un bien-être, un temps qu’on marque pour célébrer quelque chose. Je pense que les cultures africaines méritent d’être spécialement célébrées ce jour-là comme pour les fêtes des pères, des mères, la Saint-Valentin. Chacun se mobilise à sa façon. J’en appelle à tous les Africains et surtout, aux jeunes, aux femmes ! Que chacun s’illustre pour fêter cette journée. On invite tout le monde. Ce n’est pas payant. Au village Kiyi, ce sera à partir de 17h. Pour la partie officielle, ce sera au district d’Abidjan. Pour la partie communautaire, toutes les communautés qui ont envie de se manifester ce jour, ce sera à partir de 13h au canal aux bois, jusqu’à 15h. À partir de 17h, au village Kiyi, Pape Gnepo va dévoiler son talent et les richesses du village Kiyi.


Réalisé par M. Ouattara

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