
Dernère publication
Le samedi 15 novembre 2025, Journée nationale de la Paix, la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix et la Maison de l’Afrique ont signé, à Yamoussoukro, une convention de partenariat visant à renforcer la coopération en faveur de la paix, du dialogue et du développement durable en Afrique.
La cérémonie, qui s’est tenue à la salle réconciliation au siège de la Fondation, a réuni de nombreuses personnalités politiques, administratives, religieuses et traditionnelles, parmi lesquelles des représentants du Sénat, du Conseil économique, social, environnemental et culturel, du District autonome de Yamoussoukro, ainsi que des élus locaux.
Un partenariat placé sous le signe de l’héritage de Félix Houphouët-Boigny
Ouvrant la série des allocutions, Jean-Noël Loucou, Secrétaire général de la Fondation Félix Houphouët-Boigny, a rappelé la portée symbolique de cette collaboration, qui s’inscrit directement dans la vision du Père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne. Selon lui, « tout concourait à ce moment »: la proximité des dates de création des deux institutions (1973 pour la fondation Félix HB et 1974 pour la maison de l’Afrique), leur mission commune de promotion de l’Afrique et le rôle déterminant du Président Félix Houphouët-Boigny dans la naissance de la Maison de l’Afrique, aux côtés de Léopold Sédar Senghor et Georges Pompidou. Jean-Noël Loucou a salué le soutien constant du Président de la République, Alassane Ouattara, qu’il a qualifié de « fidèle disciple du Président Félix Houphouët-Boigny ». Il a également remercié la Présidente du Sénat, Kandia Camara, marraine de la cérémonie, ainsi que les nombreuses autorités présentes. Le Secrétaire général a détaillé les ambitions du partenariat :élaboration d’un plan d’activités conjoint ,création d’un annuaire sur l’état de la paix en Afrique, mise en place d’un observatoire de recherche appliquée sur la paix, financement et rayonnement des projets de la Fondation, renforcement de sa visibilité internationale, notamment via un bureau à Paris. Par ailleurs, Il a réaffirmé l’ambition de la Fondation d’obtenir un jour le Prix Nobel de la Paix, en hommage posthume à l’apôtre de la paix.
la scène internationale
Touré Faman Touré : « Deux institutions, deux piliers d’un même édifice »
Au nom de la Maison de l’Afrique,
Touré Faman, président du Conseil d’administration, a exprimé son émotion de voir s’unir officiellement deux structures issues de la vision des pères fondateurs de l’Afrique moderne. Il a rendu un hommage au professeur Jean-Noël Loucou pour son engagement intellectuel et son rôle dans la préservation de l’héritage Houphouëtiste, faisant de la Fondation « une institution phare du rayonnement africain sur la scène internationale ». Touré Faman a rappelé la vocation historique de la Maison de l’Afrique, créée en 1974 comme outil de diplomatie économique, artistique et culturelle, et désormais devenue une agence d’intelligence stratégique pour l’Afrique. Il a souligné que cette synergie permettra de promouvoir la paix ; de soutenir les actions de la Fondation sur les scènes internationale, et de valoriser la Côte d’Ivoire et l’Afrique à travers leurs initiatives. « La paix n’est pas un vain mot mais un comportement », a-t-il rappelé, citant Félix Houphouët-Boigny, avant de saluer l’action du Président Alassane Ouattara dans la consolidation durable de la stabilité nationale.
synergie africaine
Le Sénat salue une “initiative visionnaire”
Représentant la Présidente du Sénat, Michel Coffi Benoît a réaffirmé le soutien de Kandia Camara à cette initiative, qui s’inscrit dans la continuité du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, reconnu à l’international. Le sénateur a insisté sur la portée symbolique de cette convention, signée le jour même dédié à la paix en Côte d’Ivoire, et a souligné que ce partenariat incarne « la nécessité d’une synergie africaine face aux défis communs ». Il a salué la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, dont la gouvernance repose sur la paix et le dialogue, affirmant que « sans la paix, il ne saurait y avoir de prospérité ». Le Sénat, en tant que chambre de sagesse et de réflexion, « partage pleinement cette démarche » qui ambitionne de renforcer la cohésion nationale et d’améliorer le vivre-ensemble.
Une nouvelle ère pour la coopération africaine
La signature de cette convention marque une étape majeure dans l’histoire des deux institutions. Elle ouvre la voie à des actions communes structurantes, alignées sur les Objectifs de Développement Durable, en particulier : l’éducation de qualité, la réduction des inégalités, la paix et la justice et les partenariats pour le développement. Les deux parties s’engagent à conjuguer leurs efforts pour bâtir un avenir où la paix, le dialogue et l’unité seront au cœur du développement du continent.
Harry Diallo, depuis Yamoussoukro



