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La première édition des Journées nationales des archives de la communication (J-ARCHIVES COM) s’est tenue du jeudi 11 au vendredi 12 juin 2026 à l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC-Polytechnique), à Abidjan Cocody. Une activité organisée par le ministère de la Communication axée autour du thème : « Bâtir le patrimoine de demain : le rôle stratégique du Ministère de la Communication dans la constitution de la mémoire institutionnelle de l’État ».
Amadou Coulibaly, le ministre de la Communication, a présenté les objectifs de l’activité qui se tient à la suite de la Journée mondiale des archives célébrée le 9 juin 2026. « Cette première édition des Journées nationales des archives de la communication poursuit des objectifs clairs et ambitieux, qu’il me plaît d’énoncer. Il s’agit d’abord de valoriser et de mettre en évidence le fonds d’archives du ministère de la Communication, trop longtemps méconnu du grand public tout comme des chercheurs. Ce fonds, constitué au fil des décennies, recèle des trésors documentaires d’une valeur inestimable pour l’histoire nationale. Nous entendons également sensibiliser les agents, producteurs d’archives, aux bonnes pratiques de gestion et d’organisation documentaire. Chaque fonctionnaire, chaque collaborateur du Ministère et de ses structures sous tutelle doit prendre conscience que le document qu’il produit aujourd’hui est un fragment de l’histoire nationale de demain », a déclaré le ministre Amadou Coulibaly.
Au programme de cette activité, des stands ont été dressés à l’ISTC-Polytechnique pour retracer l’histoire des médias d’État en Côte d’Ivoire. Des appareils anciennement utilisés à la télévision ou à la radio nationale, de vieilles coupures de journaux de Fraternité Matin, des images de chantiers de l’époque coloniale ou des premières années de l’indépendance sont exposés sur les stands.
« Cette manifestation vise aussi à faire connaître le métier d’archiviste, souvent exercé dans l’ombre, et à susciter des vocations chez les jeunes générations. L’archiviste n’est pas un simple gardien de documents souvent oubliés dans les caves ou dans les locaux annexes qui ressemblent plus à des débarras qu’à des bureaux, c’est un ingénieur de la mémoire, un garant de l’authenticité et de la fiabilité de l’information. Enfin, nous souhaitons renforcer la culture archivistique au sein du Ministère et promouvoir l’accès aux archives comme outil de gouvernance. Une administration transparente, responsable et efficace est une administration qui maîtrise ses archives », a-t-il ajouté.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Diomandé Vagondo, représentait le Premier ministre Robert Beugré Mambé qui préside l’activité. Tutelle des Archives nationales, Diomandé Vagondo a dit mesurer la responsabilité qui est la sienne dans la constitution de la mémoire documentaire nationale.
« Notre pays, engagé dans une dynamique continue de consolidation de l’État de droit, de réconciliation et de développement, sait combien la traçabilité des actes administratifs est le socle de la justice sociale. Des archives préservées, authentiques et accessibles sont la garantie première des droits du citoyen. Elles permettent à chaque Ivoirien de prouver sa filiation, sa propriété, ses droits à la retraite ou son parcours civique. Sans archives fiables, il n’y a pas de transparence ; sans transparence, il n’y a pas de justice durable. L’accès à une mémoire documentaire intègre est le pont indispensable que nous jetons entre les leçons de notre passé et la sécurité juridique de nos avenirs », a déclaré le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.
Les deux ministres ont posé la première pierre d’une médiathèque qui sera construite dans l’enceinte de l’ISTC-Polytechnique.
Jean-Hubert Koffo



