Dernère publication
« Welcome to America! »
C’est par cette formule que l’officier de l’immigration américaine a conclu un contrôle administratif aussi minutieux que rigoureux avant de nous souhaiter la bienvenue sur le sol américain.
Un véritable soulagement.
Car depuis plusieurs semaines, les interrogations autour de l’accès au territoire américain alimentent les conversations des supporters, journalistes et acteurs du football appelés à couvrir ou à vivre cette Coupe du monde 2026. Au cours de la procédure, notre attention a été attirée par une liste de pays faisant l’objet d’une vigilance particulière. Parmi eux figuraient notamment la République démocratique du Congo, la Somalie, l’Ouganda ou encore le Soudan du Sud.
Nous avons alors mieux compris certaines situations vécues ces derniers jours, notamment celle de l’arbitre somalien Omar Abdulakadir Artan qui, malgré la détention d’un visa, n’a pas pu accéder au territoire américain.
À cet instant, nous avons pris conscience que la Côte d’Ivoire ne figurait pas parmi les pays concernés par ces restrictions. Une forme de privilège qui nous a permis de franchir cette première étape sans encombre.
L’incertitude du départ s’est alors dissipée.
Nous étions officiellement en Amérique.
À peine sortis de l’aéroport international John F. Kennedy (JFK) de New York, un premier constat s’est imposé à nous : rien ou presque ne laisse deviner qu’une Coupe du monde débute aujourd’hui. Dans le Terminal 7, aucune affiche, aucun compte à rebours, aucune animation particulière ne rappelle la tenue du plus grand événement sportif de la planète.
Le Mondial semble absent du décor.
Cette impression s’est prolongée durant notre trajet entre New York et Philadelphie. Sur les autoroutes comme dans les quartiers traversés, difficile d’apercevoir les signes d’une mobilisation populaire autour de la compétition.
Faut-il y voir un manque d’engouement des Américains pour le football ?
La question mérite d’être posée, même s’il est prématuré d’en tirer déjà des conclusions définitives. Nous sommes arrivés tard dans la nuit et les prochains jours permettront de mesurer réellement l’atmosphère qui règne dans les villes hôtes.
Au réveil, une autre surprise nous attendait : la chaleur.
Avec 31 degrés enregistrés le jeudi 11 juin 2026 à Philadelphie, les conditions climatiques rappellent celles d’Abidjan. Une météo qui devrait faciliter l’adaptation des Éléphants et de leurs supporters.
Justement, du côté de la communauté ivoirienne, l’heure n’est pas encore totalement à la fête. Quelques rares supporters déjà rencontrés évoquent des difficultés rencontrées pour obtenir des billets des matches de la sélection nationale. Entre stocks limités, plateformes saturées et flambée des prix sur le marché parallèle,ils peinent à sécuriser leur place dans les tribunes.
Une situation à même de freiner la mobilisation des Ivoiriens installés ou présents à Philadelphie. Pourtant le retour des Éléphants en Coupe du monde après deux éditions d’absence suscite un immense enthousiasme.
À Philadelphie, l’ambiance est mesurée pour l’instant. Les rues ne vibrent pas encore au rythme du Mondial et les couleurs des nations participantes sont discrètes.
Cela dit, une Coupe du monde est une compétition qui se construit au fil des jours, des matchs et des émotions, et qui dure plus d’un mois. L’Amérique du football n’a pas encore montré son vrai visage.
Nous aurons une trentaine de jours pour en savoir davantage.





