Dernère publication
Quitter Paris en pleine journée pour atterrir à Toronto en pleine journée, alors que la capitale française sombre déjà dans l’obscurité et dans la nuit ! Rien de neuf sous le soleil… ou plutôt sous les lumières de l’aéroport. Le décalage horaire, je l’apprivoise comme un vieux compagnon de route. Pourtant, à chaque traversée du continent américain, ce désormais « Vieux Monde » et ex Nouveau Monde , que l’on redécouvre, une même question me taraude : qu’est-ce qui a changé depuis mon dernier passage ? C’est vrai que cette fois ci, je n’entre pas dans cet espace par les États Unis, mais ….
Dans cette Coupe du monde, chacun vit sa première fois. Moi, c’est mon premier pied-à-terre canadien. Ange Kouadio, envoyé spécial permanent pour L’Intelligent d’Abidjan et L’Intelligent TV, vit, lui, sa toute première Coupe du monde… et son premier voyage aux États-Unis. Une sacrée première !
Si j’ai dépassé la dizaine de traversées, ce statut de « vieux routard » n’a pourtant pas suffi à me garantir mon sésame américain.
La mécanique des visas sous le Président Trump, ce n’est pas une partie de plaisir. Deux tentatives, deux ambiances. La première, un échec cinglant. En face de moi, l’agent consulaire : « Monsieur, nous sommes désolés, vous n’êtes pas éligible. Décision sans recours. » Motif ? Le simple visa touriste/visiteur, que je sollicitais est frappé par les nouvelles restrictions. Pourtant, mon passeport affichait trois visas américains, dont le dernier date d’août 2025. Ironie du sort, non ?
Les agents de sécurité, abattus pour moi, m’ont secoué : « Retentez votre chance ! » Un confrère m’a soufflé la bonne stratégie : « Cette fois, postuler en tant que journaliste en reportage, pas en supporter. Et trouver une lettre d’invitation. » J’ai joué le tout pour le tout. Nouveau rendez-vous fixé au 11 juin 2026. Quelle attente !!! Moi qui ai décroché mon premier visa US en 2001 – sans pouvoir partir, à cause de l’attaque du 11 Septembre , moi qui ai foulé le sol américain en 2008, je redoutais une nouvelle rebuffade. L’enjeu était colossal , puis je dire ..(rires )
Le jour J, je suis le premier au guichet. L’agente, d’une bienveillance désarmante après l’accueil chaleureux de sa collègue, dissipe mes angoisses. Cette fois, je joue cartes sur table : visa journaliste. Après validation, elle me devance sur ma requête : « Vous partez quand ? » Je lui montre mes billets. Départ prévu le lundi 15 juin 2026, dans quatre jours. L’itinéraire est coincé : Abidjan -Paris-Toronto -Philadelphie-Toronto -Paris, le tout en trois semaines chrono. Un simple retard, et c’est tout l’édifice qui s’écroule. Elle coupe court à mon angoisse : « Venez chercher votre passeport lundi à 10h30. » Un « MERCI » vibrant a résonné dans le hall de l’ambassade.
Me voici donc à Toronto, ce jeudi 18 juin 2026. Pour suivre le deuxième match des Éléphants. Mon deuxième Mondial après celui de 2006 en Allemagne. Quelle année, celle-là ! Avant la Coupe du Monde, j’avais assisté à la CAN en Égypte, aux débuts prometteurs de nos Éléphants… avant cette défaite cruelle en finale aux tirs au but. Vingt ans plus tard, je suis témoin du grand retour après deux éditions manquées. Quelle revanche !
Un périple rendu possible grâce à nos partenaires et à la bienveillance de personnalités et institutions.
REMERCIEMENTS SPÉCIAUX
À la CNPS, la LONACI, la CGRAE, le FER, SONEMAT, la SICG, l’ANAH, l’ARTCI, PORTEO, ALGEST BANK, l’ASDM.
Au District Autonome d’Abidjan, aux Ministères de la Jeunesse, du Commerce et de l’Industrie.
Aux cabinets du Vice-Premier ministre (Défense), du Président du Sénat, du Président de l’Assemblée nationale, du Premier Ministre, du Vice-Président de la République, de la Première Dame, et du Président de la République.
Merci et rendez-vous à Philadelphie pour la suite de ce périple.




