LETTRE DU MONDIAL 2026 by ANGE KOUADIO: Des avertissements FIFA à notre envoyé spécial

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Les Éléphants ont réussi leur entrée dans la Coupe du monde 2026 en s’imposant face à l’Équateur (1-0), dans la nuit du dimanche 14 juin 2026 au lundi 15 juillet 2026. Une victoire historique qui lance idéalement la compétition pour la Côte d’Ivoire.

Pour les joueurs du sélectionneur Emerse Faé, dont l’effectif affiche une moyenne d’âge d’environ 25 ans, il s’agit de la première participation à une phase finale de Coupe du monde.

Une découverte du très haut niveau mondial.

À bien des égards, je partage cette expérience avec eux.

Comme ces Éléphants, je vis ma première Coupe du monde. À Philadelphie, je suis également l’un des plus jeunes représentants de la presse écrite ivoirienne accrédités pour couvrir l’événement. Alors, cette victoire a une saveur particulière. D’une certaine manière, je m’identifie à cette génération qui découvre le Mondial avec enthousiasme, ambition et une dose d’insouciance, mais aussi gravité et conscience des enjeux !

Cette première victoire restera gravée dans l’histoire du football ivoirien. Elle restera aussi dans mes archives personnelles, parmi ces souvenirs professionnels que l’on conserve précieusement.

Par ailleurs, au Philadelphia Stadium, j’ai découvert les réalités d’une Coupe du monde FIFA. La cabine de presse est située très haut dans les tribunes, à bonne distance de l’aire de jeu. Les espaces sont modernes, fonctionnels et conçus selon les standards les plus exigeants du sport mondial. J’ai constaté une différence majeure d’avec les Coupes d’Afrique des Nations auxquelles j’ai participé.

Ici, les diffuseurs détenteurs des droits audiovisuels occupent une place centrale dans l’écosystème de l’événement. Ce sont eux qui financent une partie du modèle économique de la FIFA à travers l’acquisition des droits de retransmission.

À l’inverse, les médias non-détenteurs de droits évoluent dans un cadre plus strict. Les règles concernant les captations vidéo sont particulièrement rigoureuses. Ainsi, il est interdit de filmer certaines séquences sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de l’accréditation.

J’en ai fait l’expérience.

Lors de la conférence de presse d’après-match d’Emerse Faé, j’ai tenté de capturer quelques images destinées aux supports numériques de l’Intelligent TV et de l’Intelligent d’Abidjan. Résultat : deux rappels à l’ordre de la part des responsables médias de la FIFA. Deux avertissements que l’on pourrait comparer à deux cartons jaunes. Une leçon rapidement retenue.

Cette approche contraste avec celle observée lors de la CAN organisée par la CAF, où davantage de flexibilité est accordée aux médias numériques afin de répondre à l’évolution des usages de l’information et à l’importance  des plateformes digitales. Cela dit,  chaque compétition possède sa propre philosophie et ses propres règles. Et le journaliste sait  savoir s’adapter à tous les environnements.

Autre découverte : au Centre des médias de la FIFA, rien ou presque n’est gratuit. Une bouteille d’eau, un café ou un repas nécessite de sortir sa carte bancaire. Pas de liquide. Nous sommes loin des compétitions où des espaces de restauration sont mis à disposition des journalistes accrédités. Cela traduit une autre conception de l’organisation.

La Coupe du monde demeure la compétition de référence. Tout y est pensé dans les moindres détails. Les infrastructures, les procédures, la logistique et les exigences opérationnelles atteignent un niveau rarement observé ailleurs.

Le Mondial impose ses standards. Et pour cette autre expérience, les Éléphants comme les journalistes ivoiriens apprennent à évoluer dans un univers où l’excellence est la norme. Pour l’instant, l’apprentissage commence de la meilleure des manières avec une victoire.

 

 

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