Livre – Aboua Kouakou, écrivain : “Beaucoup de peintres ivoiriens ne savent que des droits voisins pourront leur être versés”

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La première de couverture du livre ‘’ ‘’Anthropologie, art et développement durable en Afrique’’

Dernère publication

« Beaucoup de peintres ivoiriens ne savent que des droits voisins pourront leur être versés si leurs œuvres sont exposées dans des lieux publics ou si un spectacle musical est organisé au lieu où elles sont exposées », a écrit Aboua Kouakou dans son livre ‘’Anthropologie, art et développement durable en Afrique’’ sorti chez L’ Harmattan Côte d’Ivoire en 2021.

Dans son livre composé de 210 pages et subdivisé en 3 grandes parties que sont ‘’Anthropologie et Anthropologie psychologique’’, ‘’Art et développement durable’’ et ‘’Développement durable 165’’, Aboua Kouakou affirme que beaucoup de peintres ivoiriens ne savent que des droits voisins pourront leur être versés

L’auteur définit l’anthropologie comme le paradigme utilisé par les Européens pour étudier les peuples qu’ils ont découverts en Afrique, en Amérique et en Asie. Il claironne que l’anthropologie étudie l’homme universel en incluant ses propres sociétés, sur le plan physique, matériel et spirituel. Selon lui, l’anthropologue, dans ses études, doit tenir compte de la variabilité des valeurs d’une culture à une autre que de la diversité des perceptions même de phénomènes physiques aussi communs que les sons et les couleurs.

De nombreux peintres européens décédés mais leurs œuvres sont dans les musées

Aboua soutient que l’Afrique est fière de son patrimoine culturel d’une richesse incommensurable et d’une grande variété. Tous les domaines de la culture africaine sont universellement connus et appréciés que ce soient la peinture, la sculpture, la céramique, la musique, la danse, la littérature, l’archéologie et autres. Cette culture représente dans son ensemble, la contribution de l’Afrique à la culture et à la civilisation de l’universelle : contribution réelle en dépit de l’oppression et de l’assujettissement dont la culture et ses traditions ont été l’objet pendant la période coloniale. Il fait noter que de nombreux peintres européens sont décédés mais leurs œuvres sont dans les musées comme celui du Louvre. A contrario lorsqu’un peintre africain pour ne dire ivoirien meurt, il se pose un problème de conservation de ses œuvres parce qu’il n’y a pas de musée outillé par cela.

Le Zouglou, qualifié de courant expressionniste de la culture ivoirienne

Parlant du Zouglou, l’auteur présente cette musique comme un courant expressionniste de la culture ivoirienne dont il se fait porteur de message politicien.

Aboua Kouakou est titulaire d’un diplôme national des Beaux arts, spécialiste gravure, d’une maîtrise en Arts plastiques, d’une licence de socio-anthropologie et d’un master de la Chaire Unesco pour la culture de la paix, spécialiste développement durable. Artiste-graveur, il est actuellement inspecteur principal de l’Enseignement secondaire en Arts plastiques et expert en formation et éducation au changement de la mentalité.

La première de couverture du livre est un véritable tableau (art abstrait) bigarré à dominance verte.

Mamadou Ouattara

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