Dernère publication
Le jeudi 21 novembre 2019 au cours d’une réunion de travail à son cabinet à la cité administrative au plateau Abinan Kouakou Pascal, ministre de l’Emploi et de la Protection sociale a fait des recommandations aux structures en charge du travail des enfants dans les ministères.
Réagissant aux préoccupations soulevées par le secrétariat exécutif liées à l’inexistence de budget de fonctionnement dans la mise en œuvre du plan d’action de la lutte contre le travail des enfants, Abinan Kouakou Pascal, par ailleurs président du comité interministériel (CIM), les a invités à trouver des formules pour le financement de leurs activités. Pour le ministre, cela ne doit pas constituer un obstacle.
« Le lobbying de la Première Dame a permis d’inverser la tendance »
Pour le président du CIM, il faut continuer le travail avec les acquis obtenus auprès des Américains grâce au travail remarquable de la Première Dame Dominique Ouattara. « Avec le lobbying que la Première Dame a fait et qu’elle continue de faire, cela a permis d’inverser la tendance, pas totalement, mais les choses ont bougé. Les mentalités au niveau des Américains ont commencé à changer. En plus, la Première Dame a mis à contribution les chocolatiers et tous ceux qui travaillent dans le domaine du cacao. Je pense qu’avec cette synergie d’action et avec le lobbying qui est recommandé au haut niveau par le président de la République, cela va faire en sorte que la tension va baisser. La perception négative que les gens avaient sur la Côte d’Ivoire va baisser parce qu’ils ont tendance à croire que ce sont les enfants esclaves qui produisent le cacao ivoirien, ce qui n’est pas vrai».
Le ministère de l’économie et des finances situe les responsabilités
Sur la question du manque de dotation budgétaire pour mener à bien les activités, Pregnon Boniface, conseiller technique du ministre de l’économie et des finances qui représentait ce ministère à cette réunion a dit : « Le ministère de l’économie et des finances a été scindé en deux. Le ministère de l’économie s’occupe de l’économie en générale et le trésor. Le reste, tout ce qui est budget, dépend d’un autre ministère.
La formule actuellement, les structures qui ne sont pas autonomes, qui n’ont pas la personnalité juridique, qui sont de simples structures administratives dépendent de leur ministère, c’est-à-dire la tutelle technique qui lors de l’élaboration des budgets défend les budgets des différentes structures».
« On va sanctionner votre DAAF si… »
« Il appartient au Directeur des affaires administratives et financières (DAAF) qui va en conférence budgétaire de défendre le budget de sa structure. S’il ne le fait pas, le budget ne peut pas prendre ça en compte. S’il n’est pas agressif, ne dit pas vraiment la réalité du coût de ses activités, au moment des arbitrages, on va le sanctionner. Donc, il suffit d’avoir le courage de défendre, d’être offensif tenant compte des arbitrages, une fois c’est adopté, c’est exécuté sur le budget général de l’Etat, Pour les structures qui sont autonomes, qui ont la personnalité juridique, il n’y a pas de problème. Mais même leurs budgets sont défendus aussi par le ministère technique lors des conférences budgétaires. Donc il n’y a pas de confusion à faire. Pour le problème que vous avez posé, c’est le ministère du Budget, en amont qui doit saisir la dépense, l’inscrire dans son logiciel, fait l’objet d’engagement, les mandats sortent et les mandats sont transmis au trésor public, en ce moment-là, le ministère de l’économie et des finances prend le relais pour assurer le paiement ».
EF




