ONU – Macky Sall n’est pas un candidat indigne de l’Afrique encore moins du Sénégal – Par Wakili Alafé

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Dans un texte publié dans SenePlus le samedi 07 mars 2026, le Dr C. Tidiane Sow, coach en communication politique, qualifie Macky Sall d’« autocrate brutal », responsable de répression, de corruption et de la dette cachée au Sénégal. Il dénonce sa candidature à l’ONU comme une tentative pour obtenir l’immunité, affirmant que l’Afrique mérite un candidat irréprochable. Je ne suis pas en accord avec cette vision.

 

1. Légitimité du processus : Le Burundi, pays du président en exercice de l’UA, a présenté la candidature de Macky Sall après consultations. C’est une procédure diplomatique standard. Cette candidature reste légitime tant qu’elle n’est pas invalidée par l’UA ou remise en cause par des instances qualifiées.

2. Soutien réel : Les élections de 2024 au Sénégal ont donné une majorité à Pastef et à ses alliés. Elles n’ont pas l’unanimité des voix , la totalité des suffrages ni le droit à la négation des options ou des opinions contraires. En effet des Sénégalais et des Africains restent reconnaissants à Macky Sall pour son rôle dans les infrastructures (PSE), la stabilité relative et la paix. Nier cette diversité d’opinions, c’est faire preuve de partialité et de radicalité.

3. Bilan à relativiser : Les accusations graves faites ne sont confirmées par aucune décision de justice définitive. Macky Sall a dirigé le Sénégal 12 ans avec des réformes reconnues (couverture maladie, infrastructures). La « dette cachée » est une enquête administrative, une déclaration politique. Elle n’est pas un verdict judiciaire, une décision judiciaire. Prêter des intentions sans preuves relève du procès politique.

4. Immunité onusienne : Elle protège l’institution, elle n’est pas faite pour protéger un individu, et ni couvrir des crimes imprescriptibles avérés. Aucun mandat d’arrêt ni condamnation n’existe contre Macky Sall, et auxquels il tenterait de se soustraire à n étant désigné SG de l’ONU.

5. Dépasser les querelles internes : Macky Sall n’est pas candidat du Sénégal. Il s’agit certes d’un Sénégalais mais surtout un Africain proposé par l’UA. Juger sa candidature sur la seule base des clivages partisans sénégalais, c’est réduire l’Afrique à ses divisions. L’Afrique a le droit de proposer un de ses fils. Le respect du choix africain et de la présomption d’innocence s’impose. Rien ne dit que Macky Sall gagnera, mais quand il aura perdu, que gagneront ses contempteurs ?

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