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La fondation Félix Houphouët-Boigny à Yamoussoukro, a servi de cadre le vendredi 12 juin 2026, pour une rencontre de présentation du Plan national de développement (PND) 2026-2030. Devant le corps préfectoral, les présidents de conseils régionaux, les maires ainsi que les rois et chefs traditionnels réunis, dans le petit amphithéâtre de Fondation Félix Houphouët-Boigny, le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a exposé les grandes orientations de ce programme de transformation économique et sociale du pays.
Cette démarche traduit la volonté du gouvernement d’ancrer l’exécution du PND au plus près des réalités locales. Le corps préfectoral, les collectivités territoriales et les autorités traditionnelles constituent, selon le ministre, les principaux relais de sa mise en œuvre sur l’ensemble du territoire national.
Le PND 2026-2030 est le fruit d’un vaste processus consultatif ayant couvert les 31 régions, 110 départements, 188 communes et 505 sous-préfectures du pays. Plus de 2 000 acteurs ont participé aux consultations. Les préoccupations exprimées par les populations ont porté notamment sur les infrastructures routières, l’accès à l’eau potable, la santé, l’éducation, l’électricité, l’agriculture, la sécurité, l’assainissement ainsi que le développement industriel.
Élaboré sous l’autorité du Président de la République, dont la vision est de « bâtir une Grande Nation stable, ambitieuse et solidaire », le Plan prévoit un volume global d’investissements de 114 838,5 milliards de FCFA sur la période 2026-2030. Ces investissements s’articulent autour de six piliers stratégiques : la paix, la sécurité et la stabilité ; l’agriculture et l’agro-industrie ; le développement du secteur privé et l’industrialisation ; le capital humain ; les infrastructures ; et la gouvernance.
L’objectif affiché est de permettre à la Côte d’Ivoire d’accéder au statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030. Le secteur privé devrait assurer 70,2 % du financement, soit 80 614,7 milliards de FCFA, contre 34 223,9 milliards de FCFA pour le secteur public. Le besoin de financement public résiduel est estimé à 37 933,1 milliards de FCFA, dont 11 138,2 milliards de FCFA seront recherchés lors du Groupe consultatif prévu les 8 et 9 juillet 2026 à Abidjan.
Le programme prévoit notamment la création de neuf pôles agro-industriels régionaux autour de seize filières prioritaires. Sur le plan des infrastructures, il est annoncé la réalisation de 1 014 kilomètres d’autoroutes, 6 774 kilomètres de routes interurbaines bitumées et 141 ouvrages d’art. Les investissements sociaux comprennent également la construction de cinq CHU, 21 hôpitaux généraux, 1 200 établissements sanitaires de premier contact, 9 485 salles de classe, 294 collèges et lycées ainsi que cinq nouvelles universités.
« Ce Plan est celui de toute la Nation. Le gouvernement en assumera l’exécution avec rigueur et en rendra compte aux populations. C’est dans les territoires que les objectifs du PND se traduiront en réalité », a déclaré Souleymane Diarrassouba, soulignant le rôle déterminant des acteurs locaux dans sa réussite.
Les échanges avec les participants ont porté sur la coordination de l’action de l’État, la territorialisation des projets, le transfert des compétences aux collectivités territoriales, la gestion foncière ainsi que la question du transfert effectif de la capitale politique à Yamoussoukro. Cette étape constitue une phase préparatoire majeure avant la mobilisation des partenaires techniques et financiers et des investisseurs attendus au Groupe consultatif d’Abidjan.
Harry Diallo avec le Sercom




