PPEF d’Abidjan: Des  peines et des relaxes dans une affaire de trafic de médicaments et d’orpaillage clandestin

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 Un gérant de coopérative jugé pour abus de confiance et blanchiment de capitaux. Photo : Dr Photo : Dr

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Le Pôle pénal économique et financier (PPEF) d’Abidjan a rendu, le mercredi 1er avril 2026, plusieurs décisions relatives à une affaire de détournement de produits pharmaceutiques et à des faits d’orpaillage clandestin.

Trafic de médicaments, un réseau démantelé

À l’origine de l’affaire, une commande de médicaments effectuée en 2022 auprès de la NPSP Côte d’Ivoire par le chef de la pharmacie de l’hôpital Saint Jean Bosco de Bodo, à N’douci. Présentée comme urgente, cette commande avait été retirée puis transportée jusqu’au domicile du concerné.

Les investigations avaient révélé un système plus large. En mars 2023, une nouvelle commande dite de renforcement avait été effectuée pour approvisionner des confrères, dont certains installés à Aboisso. Ces derniers, selon les déclarations à la barre, ne pouvaient plus s’approvisionner directement auprès de la NPSP pour défaut de solvabilité.

Au total, neuf prévenus avaient été poursuivis pour stockage, distribution et vente de produits pharmaceutiques en dehors du circuit officiel, faux et usage de faux, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux.

Le tribunal a prononcé plusieurs décisions. Quatre prévenus ont été relaxés pour insuffisance de preuves, tandis que quatre autres ont été déclarés non coupables des faits de faux et usage de faux.

En revanche, l’ex-gestionnaire de stocks et approvisionnement de l’hôpital Saint Jean Bosco de Bodo, reconnu coupable de trafic de médicaments, a été condamné à sept ans de prison ferme, sans mandat de dépôt, assortis d’une amende de 98,19 millions FCFA.

Il doit également verser 300 millions de FCFA à la NPSP Côte d’Ivoire et, solidairement avec d’autres condamnés, 100 millions à l’État.

Contestant la décision, il a indiqué qu’il n’était pas d’accord avec sa condamnation, ce qui a ouvert la voie à un appel. Un autre prévenu, reconnu coupable de distribution illicite de produits pharmaceutiques et de blanchiment de capitaux, a écopé de cinq ans de prison ferme et d’une amende de 8,64 millions FCFA. Lui aussi a rejeté le verdict.

Orpaillage clandestin, entre relaxes et condamnations

Dans l’après-midi, le PPEF s’est penché sur une affaire d’orpaillage clandestin impliquant huit prévenus. Six d’entre eux ont été relaxés pour insuffisance de preuves.

Les deux autres ont été condamnés à 24 mois de prison ferme, assortis d’une amende d’un million FCFA chacun à verser à l’État au titre des dommages et intérêts.

L’audience a été marquée par une scène singulière. L’un des prévenus relaxés a affirmé s’être retrouvé sur le site par hasard, en quête de fagots. Une explication qui avait suscité une mise en garde du président du tribunal, qui lui a indiqué que « celui qui a déjà vu le lion et celui qui ne l’a jamais vu, ce n’est pas pareil » et qu’il devait désormais faire attention. Outre les huit prévenus cités ci-dessus, plusieurs affaires liées à l’orpaillage clandestin se sont poursuivies.

Mamadou Ouattara avec Ly Abdul 

 

 

 

 

 

 

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