Protection du cordon sableux -Un financement de 33 milliards de francs Cfa pour réaliser les travaux

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Pr. Kassi Ahon Jean-Baptiste parle de la protection du cordon sableux

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Le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique (Mineddte), à travers le projet Waca-ResIP, a organisé un atelier d’informations et d’échanges avec la presse nationale et internationale, le mardi 30 avril 2024, dans un hôtel à Abidjan Cocody-Angré 7ème Tranche.

Selon le Prof. Kassi Ahon Jean-Baptiste, Coordonnateur principal du projet d’investissement pour la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca ResIP), cet atelier annuel vise à renforcer les liens existants avec les acteurs des médias, à présenter l’état de mise en œuvre du projet Waca et à échanger sur les perspectives en termes d’investissements physiques et sociaux. Il a notamment souligné que l’une des missions principales du projet est la protection du cordon sableux de Grand-Lahou, jugée nécessaire pour stabiliser le littoral et ralentir la migration de l’embouchure. Pour cela, une entreprise belge a été retenue après un appel d’offres pour réaliser les travaux de stabilisation du cordon sableux

.« L’entreprise a démarré les travaux depuis le mois de mars 2024 par les sondages bathymétriques et études de sol. La durée des travaux est de 11 mois. La cérémonie de lancement des travaux est prévue dans le mois de mai 2024. Le coût des travaux s’élève à 33 milliards de francs Cfa et est financé par le Banque Mondiale et la coopération espagnole », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le Prof. Kassi a mentionné que l’une des perspectives pour 2024-2025 est la mise en œuvre des Activités Génératrices de Revenus (AGR), la restauration des mangroves et la création de forêts communautaires. Concernant les AGR, il a précisé que 1219 personnes, dont 702 femmes, ont été identifiées pour bénéficier de ces activités visant à renforcer la résilience économique des communautés du littoral confrontées à l’érosion côtière.

« Les bénéficiaires, ce sont au total 1219 personnes dont 702 femmes. 259 personnes ont des projets individuels et 960 personnes sont issues de 147 groupements. C’est un accompagnement pour renforcer la résilience économique des communautés du littoral qui sont en proie de la problématique de l’érosion côtière. Le coût global est de 500 millions de francs Cfa. Les secteurs d’activités couverts par les AGR sont l’agriculture, l’élevage, le commerce et les sévices », a-t-il affirmé. Pour la restauration des mangroves, Prof Kassi a confié qu’il faut en moyenne 500 000 plants.

Notons que la date de réalisation complète des grands travaux est prévue le 30 décembre 2025.

Touré Abdoulaye avec A. Traoré

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