Refus de liberté provisoire à Gbagbo parce que sa santé est stable

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Pas de liberté provisoire pour Laurent Gbagbo. Le vendredi 20 avril 2018, la majorité des juges de la chambre de première instance de la Cpi ont rejeté la demande de la défense du l’ex-Chef de l’État ivoirien.

Il s’agit de la 13e tentative avortée pour Me Emmanuel Altit, l’avocat de Gbagbo, et de son équipe, qui souhaitent voir leur client en liberté provisoire, en raison, disent-il, de son état de santé dégradant. Un point de vue rejeté par les juges de la Cpi, pointant du doigt une faiblesse des arguments des avocats de la défense. Pour les juges en effet, Laurent Gbagbo se porte bien, et est bien traité par les médecins de la Haye. Ils ont fondé leur argumentaire sur un rapport médical datant du 4 avril 2018. « La Chambre note que le rapport médical soumis le 4 avril 2018, non seulement réitère les rapports médicaux précédents, mais donne aussi des conclusions sur la base d’examens médicaux et de traitements effectués par d’autres professionnels de la santé, y compris des spécialistes. Ce rapport médical indique aussi clairement que M. Gbagbo reçoit un traitement idoine, non seulement du médecin du centre de détention de la CPI, mais aussi un large éventail de soins professionnels. En conséquence, la Chambre conclut qu’il n’y a pas de changement de la santé de M. Gbagbo, conformément au rapport médical mis à jour. La Chambre est convaincue que la santé de M. Gbagbo est stable, et qu’il reçoit le traitement optimal pour son état de santé et en fonction de son âge. La chambre ne dispose d’aucune information susceptible de justifier la libération de l’accusé. En conséquence, la décision du 25 septembre 2017 reste valable aujourd’hui», ont déclaré les juges de la Cpi, dans un communiqué. En effet, c’est le 25 septembre 2017 que la première chambre de la Cpi, avait rendu sa dernière décision sur cette affaire. Ce, après que la chambre d’appel lui a ordonné de procéder à un nouvel examen concernant la question d’une liberté provisoire avec ou sans conditions. Après avoir reçu des observations du Procureur, de la Défense et du Représentant légal des victimes, et rappelant les conclusions de la Chambre d’appel, la première chambre avait estimé que la détention de Laurent Gbagbo demeurait la seule mesure « qui garantisse sa participation au procès, et qu’elle est donc raisonnable, appropriée et nécessaire ».

J-H-K

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