Sommanogo Koutou, ministre burkinabè des Ressources animales et halieutiques : le problème de l’élevage est primordial

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Le vendredi 26 mai 2017, a eu lieu à la Maison de la Culture Mgr Anselme Titiama Sanou de Bobo-Dioulasso, en présence des autorités politiques et coutumières du pays, la cérémonie d’ouverture du colloque sous-régional sur le pastoralisme

L’association Kawrane, qui a initié cette rencontre a mobilisé les Peulhs de la sous-région ouest-africaine. Venu massivement de plusieurs contrées du Burkina Faso, du Ghana, du Bénin, du Togo, du Mali et de la Côte d’Ivoire, ce peuple qui a pour principales activités l’élevage et le pastoralisme, n’a pas voulu rester en marge des travaux de réflexion pour l’éclosion des idées novatrices en faveur d’une meilleure perception de leurs activités. Ainsi que de leur prise en compte efficiente dans sa zone de prédilection. Il est revenu au président de l’association Kawrane, Diallo Mahamoud, de situer le contexte et les enjeux de cette rencontre: « Les associations Kawrane et Waldé Fulbé Burkina sont des regroupements de jeunes éleveurs et pasteurs qui, depuis leurs créations ont fait de l’intégration socio-culturelle, politique et économique leur cheval de bataille. C’est dans la poursuite de ses objectifs que l’association Kawrane, en collaboration avec Waldé Fulbé Burkina, se propose d’apporter sa touche à la construction des dynamiques novatrices en faveur d’un pastoralisme apaisé et plus productif à travers ce colloque sous-régional (…) Pour atteindre les objectifs du présent colloque, elle compte s’appuyer sur les initiatives et les expériences dynamiques des organisations faitières d’éleveurs sous-régionales et nationales dans le domaine du pastoralisme (…) ». Concernant le choix de la deuxième capitale du Burkina Faso pour abriter cette rencontre, Diallo Mahamoud a fait cette précision : «Le choix de cette n’est pas un hasard. Car dans cette ville cosmopolite, y vivent depuis des siècles des éleveurs et des pasteurs en parfaite harmonie avec les autochtones, les Bobos. Il ne peut en être autrement car l’agriculteur bobo et l’éleveur peulh ont un bien commun qu’est la calebasse (…) ». Pour sa part, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sommanogo Koutou, représentant le Président du Faso fait la déclaration suivante à l’endroit des participants : « Le problème de l’élevage est primordial pour Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kaboré (…) Donc ce colloque revêt d’un intérêt particulier pour le gouvernement du Burkina Faso et les institutions telles que la CEDEAO et l’UEMOA. Il convient de relever que ce colloque porte sur un défi, un des défis majeurs de la CEDEAO (…) La Commission de la CEDEAO a inscrit la gestion relative à la transhumance pastorale dans ses priorités, en raison de la menace qu’elle représente pour la paix et la sécurité sous-régionales. En témoigne, la multiplication des conflits entre agriculteurs et groupes nomades dans bon nombre d’États notamment au Nigeria et au Burkina Faso. Nous avons en mémoire, les douloureux évènements qui se sont passés en territoire frère togolais et qui nous ont beaucoup frappés : je veux parler de ce qui s’est passé dû aux transhumances qui nous ont empêchés de dormir pendant un temps. Et nous souhaitons  qu’à l’issue de vos réflexions, nous puissions trouver des solutions de sortir de ces types de situations (…) Donc ce colloque vient à point nommé et le Burkina Faso ne peut que saluer les problématiques et les points inscrits à son ordre du jour, convaincu de l’étroite interdépendance sécurité et développement (…) Au regard de la qualité des participants, nous ne doutons point que ce colloque restera un diagnostic sans complaisance de la transhumance pastorale dans plusieurs Etats membres de la CEDEAO (…) ». 

 Au terme de sa déclaration, il a déclaré ouverts les travaux. Ce qui a donné lieu à des échanges entre experts et participants sur les différentthèmes. Ils se poursuivront jusqu’à ce samedi 27 mai 2017. La restitution de ces travaux se fera en plénière, en présence d’Alpha Barryministre burkinabè des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’Extérieur.

Joël Touré (Correspondant à Bobo-Dioulasso)

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