Dernère publication
La cérémonie d’ouverture de la troisième édition du Sommet des Filles Adolescentes (SFA) s’est tenue le mardi 31 mars 2026 à l’hôtel Les Palaces de Yamoussoukro.
Organisé principalement par des adolescentes, avec le soutien de garçons et de jeunes adultes, ainsi que de Global Fund for Children et de ses partenaires, le Sommet des Filles Adolescentes ( Sfa) vise à amplifier la voix des jeunes face aux discriminations et aux violences dont les filles sont victimes. Parmi les problématiques abordées figurent les mariages d’enfants, précoces et forcés, l’excision et les violences sexuelles. L’événement entend également outiller les adolescents afin de promouvoir l’égalité et l’équité entre les sexes, tout en encourageant des modèles de masculinité positive. Cette édition, organisée en Côte d’Ivoire, réunit près de 250 participants venus de plus de 20 pays. Intervenant à l’ouverture, Jean‑François Basse a dressé un état des lieux préoccupant de la situation des adolescentes dans la région. « Une adolescente sur deux en âge de fréquenter le secondaire en Afrique de l’Ouest et du Centre est déscolarisée. Six des dix pays enregistrant les taux les plus élevés de mariages d’enfants se trouvent dans cette région. Par ailleurs, neuf nouvelles infections sur dix au VIH parmi les adolescents concernent des filles », a‑t‑il indiqué.
Selon lui, ces chiffres constituent un appel urgent à l’action pour placer les adolescentes au cœur des priorités nationales et transformer les engagements en résultats concrets. « Aux États représentés ici et dans toute la région, nous lançons un appel fort : il est temps de placer les adolescentes au centre des priorités nationales. Nous appelons les États à transformer leurs engagements en résultats tangibles pour que les progrès ne soient plus l’exception, mais la norme. Au secteur privé, nous vous invitons à rejoindre cet effort collectif. Créez des opportunités, ouvrez des portes, accompagnez les innovations qui libèrent le potentiel extraordinaire des filles adolescentes de ce continent», a-t-il lancé. De son côté, Amé Atsu David, Co-Directrice Régionale, Afrique, Global Fund for Children, a souligné que le sommet appartient avant tout aux adolescents et aux jeunes qui en assurent l’organisation et l’animation. « Notre ambition est de faire évoluer le SFA en un mouvement panafricain porté par les jeunes, engagé à remettre en cause les normes néfastes et à promouvoir l’égalité entre les sexes sur le continent », a‑t‑elle affirmé.
La troisième édition du SFA est organisée par des filles et des garçons âgés de 10 à 19 ans, issus de six pays d’Afrique de l’Ouest. Elle se tient dans un contexte marqué par une réduction de l’aide internationale et des défis persistants pour les droits des filles et des femmes. Malgré ces contraintes, les jeunes organisateurs entendent faire du sommet un levier d’action et de mobilisation pour l’égalité.
Olivier Dion avec A. Traoré





