Soumahoro Farikou , Fenacci: “Ce que je pense de la vie chère et des réactions”

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Le président de la Fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d’Ivoire (FENACCI), Soumahoro Farikou s’est prononcé sur la question de la cherté de la vie, le vendredi 23 juillet 2021 à la mairie d’Adjamé.

Soumahoro Farikou pense que “la réaction des acteurs du secteur du commerce face à la récurrence de la cherté de la vie demeure déterminante pour un atterrissage en douceur”.

Soumahoro Farikou, président de la Fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d’Ivoire a fait, au cours de sa conférence de presse, une lecture de la question de la cherté de la vie, après le passage du Premier ministre Patrick Achi au Forum d’Adjamé, le 2 juillet dernier : ” Le dernier conseil des ministres du mercredi 21 juillet 2021 a annoncé une batterie d’actions susceptibles de juguler ou à tout le moins, de limiter les conséquences désastreuses de cette flambée des prix qui survient au lendemain des problèmes du secteur énergétique. Si l’on ajoute à tout cela, l’agitation qui secoue la toile ivoirienne, la grogne sociale et les mouvements d’humeur illustrés par les marchés et autres actions citoyennes de désapprobation, il est clair que notre pays traverse une zone de turbulences socio-économiques et la réaction des acteurs du secteur du commerce demeure déterminante pour un atterrissage en douceur. La FENACCI, constamment en éveil a toujours anticipé et souvent alerté les décideurs sur le caractère structurel des problèmes du secteur du commerce”. La FENACCI, selon son premier responsable a dénoncé en son temps, ” l’instauration de nouvelles mesures qui feraient disparaître de nombreuses entreprises”, du fait de la fiscalité : “Dans l’annexe fiscale, l’Impôt minimum forfaitaire (IMG) est désormais à 3 millions de FCFA. Nous proposions une révision de l’IMF à 1 million de FCFA et le Réel normal d’imposition qui est fixé à 12 millions de FCFA à 3 millions de FCFA. Nous suggérions 5% pour les contribuables au droit commun au lieu de 7% et 4% pour les adhérents au CGA (Centre de gestion agréé) au lieu de 5%. Concernant le prix du riz et de la viande, nous avions déploré la hausse de la TVA sur le riz dit de luxe et la viande importée. Le taux de 9% de TVA sur le riz de luxe a entraîné une augmentation des prix de cette denrée. Ce même taux de 9% sur les viandes importées a généré également une flambée des prix de ces viandes destinées à des populations à revenus faibles, sans oublier la taxe compensatoire de 1. 000 FCFA prélevée sur le kilo de volaille importé, alors qu’elle était de 400 FCFA ».

Des diligences annoncées contre la flambée des prix
Considérés “à tort comme les seuls responsables” de la flambée des prix qui renchérissent le coût de la vie en Côte d’Ivoire, la FENACCI entend mener certaines diligences, entre autres, la mise en place d’une commission nationale chargée de la cherté de la vie représentée dans tous les marchés, une campagne de sensibilisation des acteurs du commerce au respect des bonnes pratiques commerciales et au respect des prix des produits non impactés et solliciter une audience avec le Président de la République pour des échanges francs et sincères portant sur la relance du secteur du commerce en Côte d’Ivoire.

Olivier Dion

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