Traitement de la tuberculose, de la brucellose et de la rage: La Côte d’Ivoire s’approprie l’approche One Health

504

Dernère publication

La Côte d’Ivoire a commémoré, le 12 novembre 2019 au Centre suisse de recherche scientifique, la Journée mondiale du « One Health » ou Santé Unique, sur le thème : « Impact de la recherche One Health sur les systèmes de santé ».

L’approche One Health est un cadre de collaboration entre les praticiens de la santé humaine et animale. Au cours de cette commémoration, Prof. Bassirou Bonfoh, directeur du Partenariat Afrique One Afrique pour l’excellence en recherche sur les interventions a expliqué les raisons d’une telle commémoration : « En matière de santé, tout le monde intervient. Mais la question qu’on se pose, c’est qu’est-ce qu’on gagne en travaillant ensemble. Au-delà de la collaboration, il y a la valeur ajoutée. C’est pourquoi, nous avons initié un programme depuis trois ans pour voir en quoi le système de santé est complexe (…) Cette collaboration doit nous apporter de l’efficacité dans les systèmes de santé, d’économies d’échelles. Le concept One Health n’est pas nouveau, la santé publique qui a mis ensemble les médecins et les vétérinaires n’est pas aussi nouvelle (…) Nous voulons donc développer un bon système en tenant compte de toutes les connaissances de tous les secteurs, y compris les communautés. Le chercheur n’est plus celui qui va chercher, analyser, donner des informations, mais le nouveau chercheur, c’est celui qui va prendre en compte les connaissances locales. Nous voulons que la jeune génération puisse réfléchir, en termes de collaboration et contribuer à changer les curricula dans les universités. Nous voulons qu’un spécialiste en environnement soit attentif aux problèmes de santé, au fait que les maladies peuvent atteindre les animaux et les humains ».
Pour la mise en œuvre du concept One Health, cinq programmes de formation sont dispensés à des doctorants venus de plusieurs pays africains, en vue du traitement des maladies zoonotiques endémiques, telles que la rage canine, la brucellose, les maladies d’origine alimentaire et nutritionnelle, de même qu’un programme de surveillance syndromique des zoonoses et système d’intervention. Prof. Koné Inza, directeur du Centre suisse de recherche scientifique a noté une recrudescence des zoonoses (maladies transmises à l’homme par les animaux) liée au changement climatique. Il a souhaité qu’un accent soit mis sur le développement des synergies pour un meilleur impact sur la santé des populations.

OD

Commentaire

PARTAGER