UN GRAND BRAVO À LA JUSTICE FRANÇAISE DES VICTIMES DES MÉTHODES DE MAÎTRE SARKOZY

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La condamnation exemplaire de ce « demi-dieu » de la politique française est salutaire pour les futurs rapports entre la France et les pays africains.

L’ancien Président français se croyait tout permis, jouant au cow-boy pour traquer un autre CHEF D’ÉTAT étranger supposé « dangereux dictateur », exactement comme GEORGES BUSH junior qui a fini par couper la tête à SADDAM HUSSEIN en IRAK. Dans les deux cas ni paix, ni démocratie, ni progrès en Libye et en Irak. Dans les deux cas, le mieux aurait été d’envoyer KADHAFI et SADDAM HUSSEIN à la C.P.I. afin qu’ils s’expliquent.

Un peu comme les ivoiriens, Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé ou un certain Charles Taylor du Libéria, qui ont eu à s’expliquer devant la justice internationale. Où finalement les deux premiers sont sortis « blanchis » quand le libérien Charles Taylor est resté emprisonné pour crimes contre l’humanité.

L’ancien avocat président français peut-il ignorer que couper la tête à un chef d’État sans aucun jugement est aussi inacceptable que l’affaire des diamants de Bokassa dont les journaux colonialistes s’amusaient à étaler le côté « petit nègre » manipulable au point de le bombarder empereur de Centrafrique. Pour mieux piquer les matières premières sous les yeux du médiocre empereur centrafricain. Heureusement que la condamnation de l’avocat président « cow-boy » se disant innocent dans les affaires libyennes : cette condamnation est une chance pour de bons rapports franco-africains et euro-africains exigeant la transparence, le sérieux, l’efficacité dans les échanges commerciaux entre le Nord et le Sud.

Si nous autres panafricanistes humanistes pouvons applaudir à coups de tamtam et de balafon la condamnation de Maître Sarkozy, ses cupides soutiens, particulièrement ses médias, nous rendront le devoir difficile de réconcilier justice et paix, progrès économique africain et transfert de technologie, des mécanismes scientifiques de développement, de la modernisation de l’agriculture, de la santé, voire notre combat pour inciter les jeunes africains à vivre heureux et épanouis à Dakar, à Conakry, à Yaoundé, à Lagos, à Bamako, à Pretoria que de venir se noyer dans les mers occidentales.

Dans un monde où la politique des têtes brûlées fait autant de dégâts que nous voyons en Palestine, en Israël, en Ukraine, en République Démocratique du Congo et partout où les violences sévissent, nous demandons des Mandela et des Mahatma Gandhi à la place des armes nucléaires.

En attendant que les dirigeants africains sortent de leur réserve et se fassent entendre, nous invitons la société civile africaine, la jeunesse, les intellectuels, les juristes, les écrivains, les journalistes, les artistes, bref les penseurs à nous rejoindre pour présenter les projets pour la naissance d’un monde réellement humain. Et non le contraire


Lanciné Camara

Président de l’Union Internationale des Journalistes Africains (U.I.J.A.)

+33 6 19 78 84 17
lancineparis2020@gmail.com

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