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Les difficultés des producteurs de spectacle ont été évoquées au cours d’une conférence-débat à l’université Alassane Ouattara de Bouaké.
Le Laboratoire de littérature, des arts et des métiers du spectacle (Liames) du département de lettres modernes de l’université Alassane Ouattara de Bouaké a organisé une conférence-débat pour ses étudiants. Cette activité s’est déroulée le 30 mai 2024 dans l’enceinte de l’université, sous le thème “Industrie du spectacle en Côte d’Ivoire : enjeux”. Cette thématique a été développée par le docteur Liazere Seri Elie Kouaho, auteur dramatique, scénariste, romancier et metteur en scène. Dans son exposé, il a souligné les difficultés auxquelles est confronté le monde du spectacle ivoirien.
« La difficulté réside dans le fait que le milieu n’est pas véritablement formalisé, ce qui fait que les gens ne bénéficient pas des retombées de la production de spectacles. Par exemple, un producteur de spectacle n’est même pas identifié au niveau du ministère de la Culture. Il se présente en cachette pour réaliser son spectacle, que celui-ci rencontre ou non du succès, l’objectif est d’attirer un large public. Il sera difficile de demander des comptes car il n’est pas enregistré. Ainsi, il est également difficile de collecter les impôts et les taxes. C’est là le véritable problème », a-t-il déclaré. « Les industries du spectacle méritent d’abord un cadre juridique rigoureux, car ceux qui produisent doivent avoir des cartes professionnelles et être en mesure de payer les taxes et les impôts, afin que l’État puisse les réinvestir », a-t-il ajouté.
Les précisions de Kablan Adiaba Vincent
Pour le directeur exécutif de ce Laboratoire de la littérature, des arts et des métiers du spectacle du département de lettres modernes, Kablan Adiaba Vincent , l’objectif de ce laboratoire, le dernier-né du département, est défini.
« Notre objectif principal est d’informer d’abord la communauté scientifique de notre existence et de solliciter son soutien, d’informer les étudiants que nous avons une place à prendre dans le département de lettres modernes de l’université Alassane Ouattara. Il existe cinq laboratoires qui ont déjà fait leurs preuves et nous sommes le dernier- né des laboratoires. Il est donc essentiel de marquer notre entrée en contactant une personne ressource à travers laquelle les enseignants, les membres du laboratoire et les étudiants doctorants, quel que soit leur niveau, puissent s’instruire et s’informer sur les aspects liés à cette thématique sur laquelle le conférencier a présenté sa communication », a-t-il indiqué.
Nambacéré Joël





