{"id":28213,"date":"2022-06-01T00:43:19","date_gmt":"2022-05-31T22:43:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lintelligentdabidjan.info\/news\/?p=28213"},"modified":"2022-06-01T00:43:28","modified_gmt":"2022-05-31T22:43:28","slug":"baisse-de-la-production-cotonniere-le-changement-climatique-identifie-comme-facteur-principal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lintelligentdabidjan.info\/news\/baisse-de-la-production-cotonniere-le-changement-climatique-identifie-comme-facteur-principal\/","title":{"rendered":"Baisse de la production cotonni\u00e8re &#8211;    Le changement climatique identifi\u00e9 comme facteur principal"},"content":{"rendered":"<p><em><strong>Le changement climatique identifi\u00e9 comme facteur principal de la baisse de la production cotonni\u00e8re.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Les acteurs de la chaine de valeur de la fili\u00e8re coton \u00e9taient r\u00e9unis les 24 et 25 mai 2022 \u00e0 Yamoussoukro, afin d\u2019identifier les facteurs li\u00e9s \u00e0 la mauvaise performance de la campagne 2021-2022 et  se projeter sur le bon d\u00e9roulement des activit\u00e9s de la campagne 2022-2023.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nLa r\u00e9forme de la fili\u00e8re et le bilan de la campagne 2021-2022<\/strong><\/p>\n<p>Selon  Ouattara Mariam , directeur de la production au Conseil  du Coton- Anacarde(CCA), le dynamisme enclench\u00e9 par la mise en \u0153uvre des axes strat\u00e9giques de la r\u00e9forme de la fili\u00e8re coton  engag\u00e9e par l\u2019Etat de C\u00f4te d\u2019Ivoire en 2013 a contribu\u00e9  \u00e0 une augmentation consid\u00e9rable  de l\u2019ensemble des param\u00e8tres , notamment le nombre de producteurs, les superficies,  le rendement  \u00e0 l\u2019hectare (1,2 tonne) et de la production,( 559 477 tonnes de coton graine en 2021 contre 352 048 tonnes en 2013, soit une progression de 59%). Faisant ainsi de la C\u00f4te d\u2019Ivoire, le deuxi\u00e8me producteur en Afrique de l\u2019ouest apr\u00e8s le Benin. Cependant, elle a indiqu\u00e9 que, les derni\u00e8res campagnes (2018-2020)  ont enregistr\u00e9 plusieurs difficult\u00e9s entrainant une diminution de la production et la d\u00e9gradation  de la qualit\u00e9 de la fibre. Elle  a fait remarquer que \u00ab  cette situation a \u00e9t\u00e9 aggrav\u00e9e durant la  campagne en cours (2021-2022)  par la baisse des rendements. En effet, l\u2019on constate une r\u00e9gression de la production  par rapport  \u00e0 celle de la campagne derni\u00e8re (2020-2021). Les donn\u00e9es de commercialisation de 2021-2022 au 8 mai 2022, sont de 537 126 tonnes coton-graine  contre une r\u00e9alisation de  559 477 tonnes  fin de la campagne 2019-2020  soit une baisse de la production de 4%. \u00bb. Alors que  l\u2019objectif  vis\u00e9 par l\u2019Etat ivoirien est de 600 000 tonnes de coton graine dans un avenir tr\u00e8s proche. D\u2019o\u00f9 la tenue  de cet atelier  organis\u00e9 au centre d\u2019innovations des technologies de l\u2019anacarde (CITA) du CCA de Yamoussoukro par l\u2019 Intercoton sous l\u2019\u00e9gide du conseil Coton \u2013Anacarde , pour faire le bilan de la campagne en cours, identifier les causes de la mauvaise performance et proposer des solutions durables .<\/p>\n<p><strong><br \/>\n Les facteurs li\u00e9s \u00e0 la mauvaise performance et les solutions durables<\/strong><\/p>\n<p>Il s\u2019agissait, durant ces deux jours, pour ces acteurs de la fili\u00e8re, producteurs, encadreurs, \u00e9greneurs, transformateurs  (70 participants), d\u2019identifier les principales  causes de la mauvaise performance agronomique de la fili\u00e8re, afin d\u2019\u00e9laborer une matrice de solutions idoines \u00e0 mettre en \u0153uvre pour une fili\u00e8re cotonni\u00e8re plus performante et plus comp\u00e9titive. Ainsi, plusieurs facteurs qui ont min\u00e9 la bonne production ou la qualit\u00e9 du coton, ont \u00e9t\u00e9 relev\u00e9s au cours de cet atelier. Notamment  les actions de changement climatique, qui ont fortement impact\u00e9 le cycle normal de la bonne production. \u00ab Les producteurs expliquent que dans le mois de septembre qui est un mois  \u00e0 pluie, ils ont assist\u00e9 \u00e0 une longue pause de s\u00e9cheresse.  Cette pause de s\u00e9cheresse a occasionn\u00e9 la chute des boutons floraux. Donc elle (la chute) va n\u00e9cessairement impacter  le rendement. On  a assist\u00e9 aussi  aux prolongements des pluies au moment de la r\u00e9colte.  Logiquement dans les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes  \u00e0 partir de fin septembre d\u00e9but octobre, il n\u2019y a plus de pluie. Nous avons assist\u00e9 \u00e0 des pluies jusqu\u2019en fin novembre, entrainant une pourriture des capsules, de la graine  et l\u2019humidification du coton sur le cotonnier. Cela a entach\u00e9 la qualit\u00e9 du coton et a beaucoup jou\u00e9 sur le rendement  du coton pour cette campagne \u00bb a confi\u00e9 Silu\u00e9 Siontiamma Jean-Baptiste, directeur ex\u00e9cutif d\u2019Intercoton .  Pour ce faire, au terme de ces assises, les \u00e9changes entre ces acteurs ont permis d\u2019arr\u00eater des solutions durables pour une am\u00e9lioration de la production et la qualit\u00e9 du coton d\u00e8s la campagne 2022-2023. Il y\u2019a notamment la sensibilisation des producteurs sur le soutien ind\u00e9fectible de l\u2019Etat \u00e0 tous les niveaux , le prix et les intrants encourageants  et la mise \u00e0 disposition des producteurs de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s de plantes prometteuses, et plus r\u00e9silientes au changement climatique .<\/p>\n<p><strong><br \/>\n Harry Diallo \u00e0 Yamoussoukro<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le changement climatique identifi\u00e9 comme facteur principal de la baisse de la production cotonni\u00e8re. 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